• Yvan le Sonneur

    Yvan le sonneur


     

    D

    e son métier, Yvon était joueur de bombarde, un beau gars, s’il en fut, bien planté, fort de ses muscles hardi de caractère, il ne rêvait que d’aventures.

    - Prends garde ! lui répétait sa mère, une pauvre veuve qui n’avait que lui, il t’arrivera malheur ! Il s’obstinait dans son idée.

    - J’entends sans cesse parler de la peur, disait-il, je voudrais savoir ce que c’est.

     Comme il courait le pays, voilà qu’un jour il arriva dans une lande immense, où pâturaient de nombreux troupeaux. La nuit était encore loin et cependant les bergers rassemblaient déjà leurs bêtes pour les amener à l’étable. On entendait à tous les échos les claquements de leurs fouets, leurs yaouaden retentissantes et leurs appels impérieux :

    - Par ici, Penguen ! Hé, là-bas, Glazik ! Hâtons-nous, Breh-du !
    -
    Que diable vous prend, les gars s’écria-t-il. Le soleil est encore haut sur le firmament et les fleurs d’ajonc se réchauffent gaiement à ses rayons. Il n’est pas vraiment l’heure de rentrer au village. »
    -
    On voit bien, répondirent-ils, que vous n’êtes pas de cette contrée, sinon vous fuiriez d’ici en même temps que nous.
    -
    Est-elle donc ensorcelée cette lande ?
    -
    Pis que cela. Chaque soir, il s’y fait un sabbat infernal. Il y vient des morts par les quatre vents, et lorsqu’ils sont réunis, sur le coup de minuit, ils se mettent à jouer entre eux à la soûle .
    -
    Ils jouent à la soûle ! Oh ! Mais alors j’arrive à point. Ils ont peut-être besoin d’un partenaire : je reste là.

       On ne l’avait pas trompé. À peine les premières ténèbres avaient-elles étendu leur noir manteau sur la plaine déserte que le ciel s’éclaira d’étranges phosphorescences. Des lueurs de feux follets s’allumèrent au ras du sol et Yvon entendit un léger bruit d’ailes, comme un essaim de chauves-souris qui aurait voltigé sur sa tête. Les morts accourraient, armée innombrable et silencieuse, vêtus de longs suaires, et se rangeaient  en deux camps pour la lutte. Un crâne humain servait de soûle.  À minuit l’action s’engagea.

        Ce fut une chaude affaire. Les combattants se heurtaient, leurs blancs linceuls au vent et leurs ossements entrechoqués rappelaient le bruit des arbres desséchés qui se brisent sous la tempête. Courageusement, Yvon tenait sa place.

       Le jour allait se lever et il n’y avait pas encore de vainqueur, quand soudain la voix claironnante d’un coq retentit au village voisin. Les partenaires s’arrêtèrent inquiets.

    - Voilà le moment ! pensa le jeune homme.

       D’un bond, il fut sur le crâne et, détalant au plus vite son trophée dans les mains, il s’élança hors de l’arène. Mais déjà la multitude des morts s’était ressaisie. Elle se précipitait sur ses talons en cohue pressée. Il sentait sur son visage les suaires qui le frôlaient, sur ses épaules, des mains décharnées qui s’appesantissaient. La retraite lui était bientôt coupée.

    - Puisqu’il n’y a plus moyen d’avancer, se dit-il, je m’en vais les amuser. Il  tira de sa poche sa bombarde, l’appliqua à ses lèvres et se mit à jouer les airs les plus entraînants de son répertoire.

       Les morts étonnés firent cercle, leurs bouches largement ouvertes dans un rictus, une lueur de joie dans leurs orbites vides, ils se prirent par  la main et commencèrent à danser une sarabande effrénée. Yvon, Jouait, jouait toujours.


     

       Il jouait si bien que l’aube parut à l’insu des danseurs. Le soleil lança sur l’horizon, un premier, puis un deuxième rayon. Alors il y eut une débandade générale. Ainsi qu’une volée d’oiseaux nocturnes les morts disparurent instantanément et, dans l’immense plaine devenue déserte, Yvon demeura seul, il continua sa route.

       Elle le conduisit vers un bourg qu’il apercevait au loin derrière la colline. Il n’était pas encore quatre heures du soir et déjà le sacristain sonnait l’angélus.

    - Voyons, brave homme dit-il, vous avez oublié de regarder le soleil. Le coq qui, sur la tour, baigne, dans son ardente lumière, a l’air de protester contre vous. Pourquoi êtes-vous si pressé ?

    - Étranger, répliqua le sacristain, si vous saviez ce qui se passe dans cette église, la nuit, vous seriez aussi pressé que moi. Vous n’attendriez pas les ténèbres.

    - Comment il y vient du monde, une fois les portes fermées ?

    - S’il y vient du monde ! Chaque soir, du premier de l’an à la Saint Sylvestre, il s’y rassemble une foule de trépassés à ne savoir où en loger et il s’y chante un office si triste que les larmes vous montent du cœur à l’écouter.

    - La bonne aubaine ! s’exclama Yvon, je n’aurais garde de la manquer. Sans compter que j’aurais peut-être l’occasion de rendre des services. Je couche cette nuit dans l’église.


     

       Le sacristain le regarda avec les yeux d’un homme qui se demandait s’il n’avait pas affaire à un fou.

    - Oh ! Si vous y tenez, déclara-t-il, je ne vous empêcherai pas. Je saurai de vos nouvelles demain.
    -
    Or, comme le jour finissait et que l’obscurité enveloppait de plus en plus l’édifice sacré, voilà qu’une procession lugubre se forme, du portail au sanctuaire. Les défunts s’avançaient en rang serrés, la tête enveloppée d’un capuchon, et en psalmodiant le De profundis Un prêtre monta à l’’autel et l’office commença. Yvon mêlait sa note à celle des assistants. Tout alla à merveille au début. On avait chanté l’introit, le Kyrie et le Gloria.
    -
    Dominus vobiscum ! prononça le célébrant, en se tournant vers le peuple. Personne ne répondit. On aurait cru que les lèvres s’étaient scellées à l’instant.

       Et cum spiritu tuo ! fit la vois d’Yvon, au milieu du silence général. C’était paraît-il, la parole rédemptrice. Aussitôt, en effet, les visages marquèrent la plus vive gratitude, le prêtre put achever sa messe et les morts s’en allèrent en répétant l’hymne de l’éternité bienheureuse.

    - Te deum landamus 

    Et en assurant au jeune sauveur qu’ils lui revaudraient ce service.

       Content de lui-même. Yvon s’allongea sur un banc pour dormir. Mais il n’était pas là depuis dix minutes, qu’il fut tiré de son sommeil par une voix lamentable qui partait du bas de l’église :

    - Est-ce par hasard, se dit-il, l’un des trépassés n’aurait pas trouvé moyen de sortir et serait demeuré prisonnier ici ?

       Il courut du côté d’où cela provenait. C’était une épaisse dalle de granit. D’une main vigoureuse, il la souleva et, là-dessous, il aperçut un corps de prêtre qui, une fois au jour, cessa de se plaindre. À son cou pendait une étole. Il songea :

    - Je me demande un peu à quoi cette étole lui sert puisqu’il n’est plus de ce monde. Elle profitera davantage à moi. En tous cas si elle ne me rend pas de services, elle ne me causera pas de mal.

    - Et il la prit et l’emporta.

       Il s’était décidé à retourner au village et il suivait un chemin creux, obscur, encaissé entre deux talus bordé d’épines et de ronces, lorsqu’il rencontra un singulier personnage. Maître Belzébuth lui-même venait au-devant de lui. La route était si étroite qu’il n’y avait pas moyen d’y passer deux de front.

    - Place ! cria le Diable.
    -
    Si ça me plaît, répliqua-t-il.

       Le malin eut un geste de colère, il s’apprêtait à appréhender le téméraire, quand autour de ses épaules, l’étole s’enroula. Il lança un rugissement, se débattit avec violence, mais en vain, il était prisonnier. Ainsi qu’un chien que l’on mène en laisse, il dut se laisser emmener.

       Comme ils sortaient du chemin creux, le sonneur se retourna. Il eut un cri d’horreur. Il avait aperçu le visage de son captif et il était d’une laideur, d’un noir, sale à faire peur.

       « Avec une figure pareille, s’écria-t-il, jamais je ne pourrais te montrer parmi les hommes. Viens que je te lave.

    Un ruisseau clapotait à côté. Il l’y poussa, lui pencha la tête sur l’eau. Hélas ! Dans la précipitation, l’étole se dénoua, le Diable recouvra la liberté et il disparut aussitôt, sans attendre son reste. Yvon rentra seul chez sa mère.

    - Qu’as-tu rencontré de plus laid en ton voyage, lui demanda-t-elle ?
    -
    Le Diable, dont je me suis emparé et que j’ai laissé partir, car il t’aurait effrayée.
    -
    Qu’as-tu vu de plus beau ?
    -
    Un château qui n’est pas loin et qui n’a pas de possesseur.
    -
    Vraiment ! Allons-y

       Ce château était superbe, un vrai monument. Des tentures somptueuses en recouvraient les murs, l’or et l’argent, reluisaient partout. On aurait juré que les maîtres étaient là, quoiqu’on ne remarquât pas trace d’être humain.

      « Vous qui entrez ici, lisait-on dans une inscription dans la muraille, soyez les bienvenus. Vous aurez à manger  à votre appétit un pain, un poulet, une bouteille de vin, chaque jour. »

       Au premier repas, au moment de se mettre à table, quelqu’un frappa à la porte. Yvon se précipita pour ouvrir. Il n’y avait personne derrière, mais quand il revint à sa place  le dîner avait disparu. Une main invisible avait dévoré les mets. Une seconde fois, même surprise désagréable. Au troisième repas, on eut beau frapper, il ne bougea pas. Alors il vit entrer un personnage d’allure distinguée qui le salua, sans prononcer une parole. Il lui rendit son salut, et du geste, lui montra les plats.

    - S’il vous plaît de partager mon festin, lui dit-il, asseyez-vous là et mangez.

       L’inconnu s’assit, prit le pain et le jeta par terre, il prit le poulet et fit de même. Yvon avait bondit de colère. Sa main s’abattit retentissante sur le visage de son hôte, puis le saisit à bras-le-corps et le jeta dans une chambre où il l’enferma à double tour. Désormais, il était le maître.

    Le lendemain, il partait à la chasse.

    - Prépare-moi à manger, recommanda-t-il à sa mère, mais garde toi d’ouvrir la chambre de l’étranger, il t’arriverait malheur.

       Comme il passait devant un moulin qui battait son tic-tac au bord  d’un étang, il reconnut la fille du Meunier. C’était sa fiancée.

    Yvon, lui demanda-t-elle, où vas-tu de ce pas pressé ?

    - Je vais à la chasse.
    -
    Méfie-toi de ta mère. Tu es malin : elle l’est encore davantage.»

    Le jeune homme protesta :

    - Elle est bien bonne !

       Sur les entrefaites cependant, sa mère demeurée seule au château et curieuse ainsi que toutes les femmes, avait entrouvert la porte interdite et s’était mise à causer avec le prisonnier :

    - Si vous y consentez, proposait ce dernier, nous nous marierons et nous serons heureux. Il suffirait d’une seule condition, il faudrait tuer votre fils.

       Elle eut une exclamation indignée.

    - Oh continua l’homme, je ne vous demande pas de l’assassiner vous-même, mais que vous le mettiez dans le cas de perdre la vie.
    -
    Comment cela ?
    -
    Prétextez une maladie et réclamez-lui un remède impossible à trouver, par exemple de vous frotter le dos avec un morceau de lard accroché à la voûte du ciel. Son amour pour vous l’entraînera à des folies.
    -
    L’idée a du bon, répondit la veuve déjà séduite.

       Quand Yvon revint de la chasse, celle-ci était au lit et pleurait à fendre le cœur. Il s’enquit avec sollicitude de son mal.

    - Je souffre, gémit-elle, dans tout mon corps, et ce qui ajoute encore à ma peine, c’est que je sais mon remède, et personne n’est capable de me le procurer. Ah ! Si ton père était là !
    -
    Si mon père était à même de te le donner, répartit fièrement le jeune homme, moi je prétends l’être aussi. Quel est ce remède ?
    -
    Un morceau de lard accroché au ciel !
    -
    Hé bien tu l’auras.

       À l’instant il sella son cheval  et se mit en route. En longeant la chaussée du moulin, il aperçut encore sa fiancée. Elle s’informa de sa mission.

    - Méfie-toi, Yvon, méfie-toi de ta mère, murmura-t-elle, elle est ambitieuse.
    -
    Elle m’aime tant répliqua-t-il.

       À force de courir le monde, il finit par découvrir ce précieux remède et par s’en emparer. Aussitôt il tourna bride. Sa première visite fut pour la jeune meunière.

    - Tu l’as ce lard aux propriétés extraordinaires ? demanda-t-elle.
    -
    Oui, vraiment !
    -
    Montre-le-moi.

       Très habillement, elle le cacha sous son tablier et lui substitua un autre morceau. Yvon ne s’était aperçu de rien. Il ne pensait qu’au bonheur du retour et avait hâte de guérir sa mère. Son cœur débordait et sa bombarde sonnait les airs les plus divertissants. Or on l’entendit de l’intérieur et la trompette du jugement dernier n’aurait pas causé plus d’effroi. La veuve et son galant, en effet faisaient bombance et aucun d’eux ne songeait à lui. Ils regagnèrent aussitôt, la première son lit, le second sa cellule.

    - Tu es sauvée, mère, s’écria Yvon, en montrant triomphalement son remède, je me charge maintenant de ton mal.

       À peine eut-il le loisir de toucher le corps de la malade, celle-ci était déjà sur pied.

       À quelques jours de là, il recommençait de chasser et sa mère de jouer la comédie, à l’instigation de son perfide séducteur. Des souffrances mystérieuses la terrassaient encore, soi-disant, et cette fois il fallait absolument un peu d’eau de la fontaine de vie pour recouvre la santé.

       Le brave gars n’eut même pas un soupçon. Sans hésiter, il ressella son cheval et s’en alla à sa bonne étoile.

    - Méfie-toi de ta mère ! lui cria encore de nouveau sa fiancée, du plus loin qu’elle le vit venir, mais déjà il avait pris le large.

       Après de pénibles recherches, il parvint à la fameuse source. Un dragon la gardait qui avait l’œil toujours ouvert, sauf pendant une minute dans l’espace d’un siècle. On était justement à cette minute. Vivement il la mit à profit, remplit d’eau une jarre et reprit le chemin de son château par le moulin. La jeune fille aussi rusée que la première fois, lui déroba sa jarre et la remplaça par une autre. Le remède n’en opéra pas moins efficacement sur la malade qui se déclara guérie à l’instant.

       Il semblait qu’il n’y eut pas de moyen de se débarrasser de cet extraordinaire sonneur de bombarde qui se riait des plus dangereux obstacles. Le plus simple peut-être était le procédé direct. Le prisonnier le conseilla à la veuve.

    - Mon fils, dit un jour celle-ci, par manière de plaisanterie, je sais que tu es un homme courageux et je suis fière de tes prouesses. Je doute cependant que tu vailles ton père. N’ai-je pas vu le cher défunt, pieds et poings liés se livrer à cet étonnant tour de force de réussir à sauter un obstacle, et parvenir ensuite à briser ses entraves ?

    - Si mon père a pu accomplir un tel miracle, répondit Yvon, je n’en tirerai bien aussi. Attache-moi solidement.

       La perfide créature ne se laissa pas prier une seconde fois. En un tour de main, son fils était garrotté. Or, quand il  fallut au pauvre bougre sauter et rompre ses liens, il en fut incapable. Ce n’était qu’une victime sans défense aux mains de son ennemi.

    Celui-ci qui guettait derrière la porte s’élança :

    - Enfin, je tiens ma vengeance, s’écria-t-il, prépare-toi à mourir.
    -
    Vous êtes maître de ma vie, murmura le jeune homme qui avait deviné trop tard la trahison, disposez à votre gré.

    Puis, se tournant vers sa mère :

    - Quelque cruelle que tu sois à mon égard, je réclamerai cependant de toi un dernier service. Quand je serai mort, coupe mon corps en morceaux, mets-le avec ma bombarde dans un sac sur mon cheval, et laisse aller la bête.

       Du moins ce suprême désir fut-il exaucé. Sitôt que l’infortuné eut rendu l’âme, son corps fut réduit en pièces et fixé solidement sur le dos de son cheval qui partit droit devant lui. La route le conduisit au moulin. Assise sur la chaussée, la meunière eut un mouvement de surprise en le voyant venir.

    - Il a dû arriver malheur à mon fiancé, pensa-t-elle, puisque voilà son cheval sans lui.

       De larges gouttes de sang qui marquait le chemin d’une traînée rouge ne permettaient aucun doute. D’une main fébrile, elle ouvrit le sac. Or il était plein d’ossements et de lambeaux de chair et elle y reconnut les restes d’Yvon :

    - Ah ! gémit-elle, mes pressentiments ne me trompaient pas. Mère maudite ! Ta haine l’a tué, tu ne tireras pas cependant pour cela bénéfice de ta perfidie, car mon amour le ressuscitera.

       Et alors, la jeune fille, entreprit une singulière besogne. Patiemment, minutieusement, elle rassembla les membres dispersés, les rapprochant comme la nature les avait ordonnés, ensuite elle les frotta avec le morceau de lard précieux qu’elle avait conservé. Le croira qui voudra, un miracle s’opéra. Les membres se ressoudèrent chacun à sa place et le corps se reconstitua tel qu’il était. Il n’y manquait que le nez qu’elle n’avait pas retrouvé, ce qui explique que, dans la suite, le nom d’Yvon le sonneur se changea en celui d’Yvon le sans nez.

       Il y manquait aussi la vie, mais pour un moment seulement, car ayant versé de l’eau de la fontaine de vie dans la bouche du mort, voilà qu’il ressuscita. Une heure après, sous les fenêtres du château, on entendait une bombarde sonner un air de combat et les deux assassins se lamentaient, fous de terreur, et ils se répétaient :

    - Yvon, c’est Yvon qui revient !

    C’était lui en effet. Les yeux allumés par la colère et l’épée haute, il entrait dans la salle.

    - À toi d’abord l’homme ! gronda-t-il, en s’adressant à son assassin. Et d’un revers de son arme il lui trancha la tête, puis se retournant ver sa mère :

    - Toi, femme, avance sur le seuil de la porte. Je ne tuerai pas, car le même sang coule dans nos veines. Tu n’en seras pas moins punie et je t’envoie au diable.

       Ce disant, il prit son élan et lui allongea un coup de pied si violent, si puissant, que la  malheureuse créature fut lancée dans l’espace et alla retomber demi-morte à sept lieues par-delà l’enfer. Jamais plus on ne la revit.

       Tel est le récit que j’ai entendu. De ces choses, moi je n’ai rien vu, puisque je n’étais pas là. Mais j’étais à la noce d’Yvon avec la fille du meunier et c’est là que j’ai tout appris. J’y mangeais une belle miche beurrée avec du bon rôti, et je m’en retournai vivement à la maison afin que vous sachiez tout comme cette histoire.


    © Le Vaillant Martial

     

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