• Pays Breton et pays Gallo

     

       La division entre la Basse-Bretagne à l’ouest et la Haute-Bretagne à l’est renvoie aux deux grandes aires linguistiques régionales. Même la limite entre la Bretagne bretonnante et celle qui parlait le Gallo n’était pas fixée, et encore moins nette, on considère généralement que cette frontière formait une ligne entre Plouha au nord-ouest de St-Brieuc et Muzillac, à l’est de Vannes. Qu’il soit un simple dialecte ou une véritable langue, le Gallo correspond à la languée d’’oïl  parlée en Haute-Bretagne et tire son nom du Breton « gall » qui signifie ‘français » ou « étranger » - le patronyme Le Gall étant l’un des plus courant en Bretagne. Sa frontière est encore moins nette à l’est où il se mélange avec le parler mayennais ou le parler angevin.

       Contrairement au Gallo, le Breton est une langue celtique qui ne présent guère de similitude avec le Français. Ila tout de même été très peu usité en Haute-Bretagne, mais c’est naturellement davantage en Basse-Bretagne qu’on le retrouve dans la toponymie.  Parmi les préfixes les plus récurrents Plou -  et ses variantes Plo – Ou Ker peuvent désigner un hameau ou un lieu-dit. Après avoir connu un fort déclin, le Breton est désormais parlé par plus de 200 000 locuteurs.

     

     

    Jour de pardon à Huelgoat

     Le Finistère 

     

    L

    e département du Finistère tire son nom de sa position de « Finisterre », à l’extrémité occidentale du territoire-français, l’île d’Ouessant format la partie la commune la plus occidentale du territoire français métropolitain. Sur le continent c’est la pointe de Corsen toute proche de Saint-Mathieu et la plus lointaine pointe du Raz. La distinction Finistère Nord et Finistère Sud est encore souvent illustrée, rappelant les divisions historiques entre le Léon et une petite partie du Trégor, au nord, et la Cornouille au sud.

       Le littoral de la mer d’Iroise est particulièrement échancré, à l’image des abers et des caps de la presqu’île de Crozon. Non loin de celle-ci, la colline du Menez-Hom est le prélude des monts d’Arrée qui, avec les plus modestes montagnes Noires, ne sont âs des reliquats érodés du plissement hercynien, qui a notamment donné naissance au Massif Armoricain. Les Monts d’Arrée offrent malgré tout de somptueux paysages et constituent le toit de la Bretagne.

     

    © Le Vaillant Martial

     

     


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  • L’heure de Molène

       Les habitants de l’île de Molène se sont longtemps singularisés en vivant jusqu’à la fin des années 1960 à l’heure solaire, avec donc une heure de retard par rapport à notre heure d’hiver. Encore aujourd’hui, quelques irréductibles îliens J perpétuent cette tradition. Avec les habitants de l’île de Sein, les Molénais partagent une autre spécificité, après avoir été tardivement soumis à l’impôt sur le revenu, ils ont été exonérés d’impositions foncières. Ces privilèges fiscaux, dont l’origine remonterait au règne de Louis XIV, sont dus au fait que ces îles offrent peu de ressources.

       Lanidult, premier port goémonier d’’Europe

     


     

    La récolte des algues sur les plages Bretonnes

       Lanildut, premier port goémonier d’Europe

       La récolte des algues peut-être réalisée par les goémoniers, des pêcheurs à pied mais aussi des bateaux du même nom. Principalement composé de laminaires, le goémon a longtemps été utilisé comme engrais, mais les algues sont désormais essentielles à l’industrie chimique et à l’industrie agroalimentaire. Dans l’Aber-Ildut, le port de Lanildut a fait sa spécialité de cette récolte. Avec 35 000 tonnes d’algues déchargées sur ses quais chaque année, ce village parvient chaque année à être le premier port goémonier d’Europe.

    © Le Vaillant Martial

     


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  • Du bruit dans Landerneau


     

       Landerneau fut l’éphémère chef-lieu du Finistère en 1793, lorsque la ville de Quimper s’opposa au gouvernement montagnard.  La cité des bords de l’‘Élorn avait même été tout près de venir le chef-lieu à la création du département en 1790. Quimper n’avait pas une position plus centrale que Landerneau, mais avec ce choix, on espérait faciliter le  développement de la Cornouaille, moins riche à l’époque que le Léon.

       Plus centrale la ville de Carhaix n’était pas assez influente, alors que pour Brest, il n’était pas envisagé de lui faire cumuler des fonctions militaires et administratives.  Cette décision a sans doute fait parler. Autrement dit, elle a sans doute, elle a sans doute fait du « bruit dans Landerneau », même si cette expression n’était pas encore usitée.

       Si certains évoquent le le bruit des canons de l’’ arsenal de Brest qui s’entendaient jusqu’à Landerneau, c’est plutôt une pièce de théâtre de 1796 qui a fait naître cette expression. Dans les héritiers d’Alexandre Duval, un officier de marine, ayant échappé de peu çà un naufrage, revient à Landerneau au moment où ses héritiers réglaient sa succession. Son domestique, apprenant son retour, dit alors « Oh, le bon tour ! Je ne dirai rien, mais cela va faire du bruit dans Landerneau. ». Le succès de la pièce, longtemps jouée à la Comédie-Française, fit le renom de la ville qui deviendra même un nom commun, pour désigner un milieu fermé où tout le monde se connait.

     

     

    © Le Vaillant Martial

     

     

     


     


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  • Eckmühl : drôle de nom pour un phare breton


     

    La mer déchaînée devant le phare d’Eckmühl 

      Pourquoi un phare de Penmarc’h porte-t-il le nom d’une localité de Bavière ? Les sportifs qui tentent de battre des records de vitesse en s’attaquant aux 272 marches de l’escalier à vis du phare d’Eckmühl savent peut-être que sa construction a été financée grâce au testament de la fille de Louis-Nicolas Davout. Ce maréchal d’Empire s’illustra en 1809 à la bataille d’Eckmühl.

       Inauguré en 1897, cet édifice haut d’une soixantaine de mètres est construit en pierre de Kersanton, une roche granitique qui tire son nom d’un hameau de la commune de Loperhet, située près de Brest.



     

        Sur la côte sud du Finistère, deux fleuves côtiers forment chacun une ria avant de se jeter dans l’océan de part et d’autre de la pointe du Penquernéo.  À l’ouest, c’est l’Aven qui traverse la cite de Pont-Aven dont les charmes ont attirés à la fin du XIXe siècle de nombreux peintres, tels Gauguin et Paul Sérusier.

        À l’est c’est le Belon qui a donné son nom à une variété d’huîtres plates et rondes Ce mollusque a toutefois perdu son accent, la graphie Belon étant parfois employé pour désigner le cours d’eau sur lequel s’installe  le premier établissement ostréicole en 1864.

    La ville close de Concarneau


     

     

    Les rias jumelles


     

        Sur la côte sud du Finistère, deux fleuves côtiers forment chacun une ria avant de se jeter dans l’océan de part et d’autre de la pointe du Penquernéo.  À l’ouest, c’est l’Aven qui traverse la cite de Pont-Aven dont les charmes ont attirés à la fin du XIXe siècle de nombreux peintres, tels Gauguin et Paul Sérusier.

        À l’est c’est le Belon qui a donné son nom à une variété d’huîtres plates et rondes Ce mollusque a toutefois perdu son accent, la graphie Belon étant parfois employé pour désigner le cours d’eau sur lequel s’installe  le premier établissement ostréicole en 1864.

     

     © Le Vaillant Martial

     


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  • Les Islandais de Paimpol

       Comme beaucoup d’autres ports Bretons, Paimpol a fourni lot de terre-neuvas, nom donné à ceux qui partaient pêcher la morue au large de l’île Canadienne de Terre-Neuve.

       Les Paimpolais se sont néanmoins fait une spécialité de la pêche au large d’une autre île l’Islande. Cette destination connut son apogée à la fin du Xix° siècle, quand elle concernait plus d’un millier de marins.


     

    Le grand pardon d’Islande à Paimpol

       La première guerre mondiale a accentué le déclin e cette pêche qui a perduré jusqu’en 1935, avec le retour de la dernière Goélette paimpolaise. Si les longs séjours en mer des marins Paimpolais ont inspiré Théodore Botrel par sa chanson la « Paimpolaise », ces longues campagnes débutées en 1852 sont également le sujet du célèbre roman « Pécheur d’Islande » dans lequel Pierre Loti narre l’histoire d’amour entre une Bretonne et un pêcheur de Pors Even. Dominant ce petit port de la commune voisine de Ploubalzennec .

      La croix des veuves est un site où l’on peut imaginer ces femmes qui attendaient leur mari, scrutant l’horizon parfois, en vain.

    © Le Vaillant Martial


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