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       La roche tremblante, et autres merveilles de la forêt de Huelgoat 

       Aux pieds des Monts d’‘Arrée, la forêt de Huelgoat est parsemée de sites propices aux légendes, où l’eau et le granit se marient à merveille.


     

       Un amoncellement de bloc rocheux y forme un chaos granitique où la rivière d’Argent – dont le nom évoque les mines de plomb  argentifères qui furent exploitées à l’âge du bronze – traverse des mas de pierre érodées qui donnent tour à tour à la grotte du Diable, au Ménage de la vierge et à la cascade du Gouffre, en passant non loin de la roche tremblante.


     

       A la vue de cet énorme bloc de granit de près de 140 tonnes, il est difficile d’imaginer qu’il puisse être mis en mouvement par un seul homme. En s’y adossant à un endroit précis, quiconque est pourtant en mesure de faire vaciller le colossal rocher.

     © Le Vaillant Martial


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  • Le Trégor

    La première association Loi 1901 pour le Granit Rose[i]

       De Perros-Guirec à Trébeurden, le littoral est célèbre pour la couleur rosée de ses rochers due à la présence dans le granit d’un oxyde fer, l’hématite.

       Sculptés par l’érosion ces gros blocs sont également particuliers en raison de leurs formes qui rappellent tantôt des objets, tantôt des animaux.

       Avant même que l’expression « côte de Granit Rose » ne soit répandue, la protection de ces caprices de la nature fut la mission de la première association loi 1901 créée en France, sous le nom de « syndicat artistique de protection des sites pittoresques de Ploumanac’h. »

    Le granit rose est encore exploité aujourd’hui aux carrières de la Clarté, mais tout n’est pas rose dans les environs.

    Reliée par au continent par un pont depuis la fin du XIXe siècle, l’île grande fut surnommée « l’île des carriers » car on y exploitait un granit gris-bleu ou blanchâtre, qui servit notamment à l’édification de la cathédrale de la ville de Tréguier, où naquit l’écrivain et historien Ernest Renan.

    Pour décrire le caractère intensif de cette exploitation, ce dernier n’hésita pas à dire que pour paver les boulevards parisiens, le baron Haussmann avait rayé une île de la carte.

     


     © Le Vaillant Martial

    Les rochers de granit rose de Ploumanac'h

     

     



    [i] Le 20 août 1901 est créé à Paris le Syndicat artistique de protection des sites pittoresques de Ploumanac’h, qui se donne pour mission de préserver les rochers et le paysage naturel de toute détérioration ou destruction par l’achat de terrains sensibles. La majorité des membres sont Parisiens, artistes peintres, écrivains, architectes et juristes.


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  • Les « Olonnes » de Locronan

       Renommée pour ces processions appelées « Troménies », la petite cité de Locronan est remarquable par son architecture qui témoigne de prospérité d’antan.

       Le commerce des toiles participa grandement à son essor dès le moyen-âge. Les tisserands y travaillaient le chanvre pour fabriquer des toiles solides, servant notamment à la confection de voiles qui équipèrent de nombreux navires européens. Si en Bretagne ces toiles étaient appelées « olonnes » en référence à la Vendée où elles étaient échangées contre le sel, en Angleterre, on les appelait lockram, déformation de Locronan.


     

    Douarnenez, la cité des Penn Sardin

     


     

    La maison Chancerelle de Douarnenez


       La maison Chancerelle de Douarnenez Qui était la plus ancienne conserverie de sardines au monde encore en activité, l’histoire de cet établissement qui commercialise aujourd’hui la marque Connétable remontant à 1853.

       À la fin du XIXe siècle, une trentaine de sardineries employaient essentiellement des femmes, dont la plupart des maris étaient partis en mer, en quête de ce petit poisson.

       Les Douarnenistes en tirèrent le surnom de Penn Sardin « Têtes de Sardines », encore parfois utilisé, même si les quelques conserverie subsistantes ne se limitent plus à la mise en boîte de sardines.

        La ville est en outre associée à une délicieuse pâtisserie dont les origines remontent également au milieu du XIXe siècle : Le Kouign amman. Ceux qui l’on goûté ne seront pas surpris que son nom breton peut se traduire par « gâteau au beurre ».


     

     © Le Vaillant Martial

     

     


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  • Pays Breton et pays Gallo

     

       La division entre la Basse-Bretagne à l’ouest et la Haute-Bretagne à l’est renvoie aux deux grandes aires linguistiques régionales. Même la limite entre la Bretagne bretonnante et celle qui parlait le Gallo n’était pas fixée, et encore moins nette, on considère généralement que cette frontière formait une ligne entre Plouha au nord-ouest de St-Brieuc et Muzillac, à l’est de Vannes. Qu’il soit un simple dialecte ou une véritable langue, le Gallo correspond à la languée d’’oïl  parlée en Haute-Bretagne et tire son nom du Breton « gall » qui signifie ‘français » ou « étranger » - le patronyme Le Gall étant l’un des plus courant en Bretagne. Sa frontière est encore moins nette à l’est où il se mélange avec le parler mayennais ou le parler angevin.

       Contrairement au Gallo, le Breton est une langue celtique qui ne présent guère de similitude avec le Français. Ila tout de même été très peu usité en Haute-Bretagne, mais c’est naturellement davantage en Basse-Bretagne qu’on le retrouve dans la toponymie.  Parmi les préfixes les plus récurrents Plou -  et ses variantes Plo – Ou Ker peuvent désigner un hameau ou un lieu-dit. Après avoir connu un fort déclin, le Breton est désormais parlé par plus de 200 000 locuteurs.

     

     

    Jour de pardon à Huelgoat

     Le Finistère 

     

    L

    e département du Finistère tire son nom de sa position de « Finisterre », à l’extrémité occidentale du territoire-français, l’île d’Ouessant format la partie la commune la plus occidentale du territoire français métropolitain. Sur le continent c’est la pointe de Corsen toute proche de Saint-Mathieu et la plus lointaine pointe du Raz. La distinction Finistère Nord et Finistère Sud est encore souvent illustrée, rappelant les divisions historiques entre le Léon et une petite partie du Trégor, au nord, et la Cornouille au sud.

       Le littoral de la mer d’Iroise est particulièrement échancré, à l’image des abers et des caps de la presqu’île de Crozon. Non loin de celle-ci, la colline du Menez-Hom est le prélude des monts d’Arrée qui, avec les plus modestes montagnes Noires, ne sont âs des reliquats érodés du plissement hercynien, qui a notamment donné naissance au Massif Armoricain. Les Monts d’Arrée offrent malgré tout de somptueux paysages et constituent le toit de la Bretagne.

     

    © Le Vaillant Martial

     

     


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  • L’heure de Molène

       Les habitants de l’île de Molène se sont longtemps singularisés en vivant jusqu’à la fin des années 1960 à l’heure solaire, avec donc une heure de retard par rapport à notre heure d’hiver. Encore aujourd’hui, quelques irréductibles îliens J perpétuent cette tradition. Avec les habitants de l’île de Sein, les Molénais partagent une autre spécificité, après avoir été tardivement soumis à l’impôt sur le revenu, ils ont été exonérés d’impositions foncières. Ces privilèges fiscaux, dont l’origine remonterait au règne de Louis XIV, sont dus au fait que ces îles offrent peu de ressources.

       Lanidult, premier port goémonier d’’Europe

     


     

    La récolte des algues sur les plages Bretonnes

       Lanildut, premier port goémonier d’Europe

       La récolte des algues peut-être réalisée par les goémoniers, des pêcheurs à pied mais aussi des bateaux du même nom. Principalement composé de laminaires, le goémon a longtemps été utilisé comme engrais, mais les algues sont désormais essentielles à l’industrie chimique et à l’industrie agroalimentaire. Dans l’Aber-Ildut, le port de Lanildut a fait sa spécialité de cette récolte. Avec 35 000 tonnes d’algues déchargées sur ses quais chaque année, ce village parvient chaque année à être le premier port goémonier d’Europe.

    © Le Vaillant Martial

     


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