• Une péninsule de caps et de roch’s

     

    Une péninsule de caps et de roch’s


    Les côtes bretonnes sur une affiche promouvant le tourisme en Bretagne 

    C

     

    onstituant une grande partie du Massif armoricain, la Bretagne conserve dans son relief vallonné les traces des montagnes anciennes que l’érosion a transformée en pénéplaine – terme dont l’étymologie signifie « presque plaine ». Dominée par des sommets modestes, mais non moins pittoresques, la Bretagne culmine au Roc’h Ruz  à 385 mètres dans les monts d’Arrée, mais le point culminant du massif se  trouve en dehors de la région, au mont des Avaloirs en Mayenne (416 m). Si l’érosion a fait aussi affleurer les roches granitiques, le schiste est aussi abondant dans la région alors que les sols calcaires se font rares. L’imperméabilité du granit face a facilité l’accès à l’eau souterraine et ainsi favorisé un habitat dispersé, alors que l’habitat est plus regroupé autour des sources, dans les régions calcaires.

    Entourée par la mer, cette péninsule bénéficie d’un climat océanique doux et humide. Les précipitations cumulées ne sont pas aussi importantes que les mauvaises langues veulent bien souvent le dire.


    Bâti sur un éperon rocheux, le château de vitré est l'une des forteresses qui surveillaient  les frontières du duché de Bretagne

     

        Mais la pluviosité bretonne se distingue tout de même par un nombre de jours pluvieux supérieur à la moyenne nationale. L’influence de la mer fait connaître à l’Arvor (pays de la terre) ou l’Armor (pays de la mer) autrement dit le littoral des hivers plus doux favorables aux cultures légumières qui se sont développées sur la côte septentrionale, près de Saint-Pol-de-Léon dans la ceinture dorée et près de Saint-Malo dans le Clos-Poulet.

    Sur la côte méridionale l’Ensoleillement   est relativement important, proche de celui de Bordeaux, de celui Toulouse ou de celui de Lyon.

       La pêche est naturellement un secteur important de l’économie bretonne, notamment entre Douarnenez et Lorient avec les ports de Saint-Guénolé et du Guilvinec. L’élevage des moules s’est davantage développé sur les côtes de la manche, les villes de Cancale ou Riec sur Belon  s’étant spécialisées dans l’ostréiculture.

       Les activités maritimes ont favorisé le développement de villes à proximité du littoral, Rennes faisant ainsi exception en étant la seule importante de l’Argoat (« le pays de la forêt », autrement dit l’intérieur des terres). Si la ville de Nantes n’est pas littorale, son site en fond d’estuaire lui a permis d’être tournée vers l’océan. La Bretagne intérieure est donc plus rurale, mais l’élevage et dans une moindre mesure les cultures céréalières ont contribué ç faire de la basse Bretagne la première région agricole Française, du temps des vingt-deux régions métropolitaines.

     

     

    Un peu d’histoire 

        Les alignements de lagatjar à Camaret-sur-mer, le cairn de Barnenez dans le Trégor et les célèbres alignements de Carnac sont quelques-unes des nombreuses formations mégalithiques qui attestent la présence humaine en Bretagne depuis des millénaires. Quand la Bretagne était encore l’Armorique, plusieurs peuplades gauloises occupaient son territoire : Les Osismes à l’ouest autour de Vorgium (Carhaix), les Consolites au nord-est qui ont laissé leur nom à Corseul  et fondé la cité D’Aleth à Saint-Malo. Les Vénètes au sud qui ont laissé leur nom à Vannes, Les Redonnes à l’est qui ont laissé leur nom à Rennes, et enfin les Namnètes au sud qui ont laissé leur nom à Nantes.


     


     

    Entre le Ve et VIe siècle, de nombreux Bretons de l’île de Bretagne, actuelle Grande-Bretagne  - ont traversé la Manche, poussés par l’invasion des Angles et des Saxons, pour s’installer dans ce qui est devenu alors « notre Bretagne ».

    En 845, la bataille de Ballon disputée près de Redon entre les troupes du duc de Bretagne Nominoë

    et celles de Charles le chauve, petit-fils de Charlemagne, tourna à l’avantage des Bretons. Nominoë se proclama roi, titre que reconnut le roi franc pour son fils Erispoë, et assura l’indépendance d’une Bretagne unifiée en s’emparant de Rennes et de Nantes. Au Xe siècle, dans le contexte des invasions vikings la Bretagne redevint un duché dont la succession fut âprement disputée quatre siècles plus tard. Cette guerre de succession de Bretagne s’acheva en 1365 par la victoire de Jean de Montfort (Jean IV). En 1488, la bataille de Saint-Aubin du cormier mit fin à la Guerre folle et réaffirma le pouvoir royal, notamment face aux prétendants du duc Breton François II. Promise à Maximilien d’Autriche, sa fille la duchesse Anne, épousa finalement Charles VIII en 1491, puis Louis XII en 1499, unions préfigurant celle de la Bretagne à la France consacrée en 1532.

     


     

     

       Les  XVIe et XVIIe siècles furent parfois considérés comme l’âge d’or de la Bretagne, grâce au dynamisme économique de ses ports, mais aussi à celui de ses campagnes où l’on produisait des toiles qui pouvaient être vendues jusqu’en Amérique. Les Julodeds, des paysans devenus marchands ou tanneurs, formaient ainsi une véritable caste dans le Léon, où la splendeur des enclos paroissiaux illustre cette prospérité.

        A la fin de VIIe siècle, la Bretagne a cependant connu des soulèvements populaires, les nouvelles taxes instaurées par Louis XIV     ayant entraîné en 1675 la révolte du papier timbré à Rennes et celle des bonnets rouges en Basse-Bretagne. Au XVIIIe siècle, le commerce triangulaire, qui incluait la traite négrière, fit la bonne fortune de Nantes et dans une moindre mesure de Saint-Malo et de Lorient.


      La Bretagne fut découpée en cinq départements en 1790, au cours de la révolution Française qui fut marquée par l’agitation menée par les chouans  qui refusaient la mobilisation dans l’armée républicaine. La « petite chouannerie » vit à nouveau des royalistes se soulever en 1815, cette fois-ci, contre Napoléon Bonaparte lors des Cent-Jours.

       Alors que la Bretagne est quelque peu restée en marge de la Révolution industrielle, les Bretons décidés à quitter leur campagne ont été nombreux à rejoindre Paris, tandis que quelques Finistériens ont tenté l’aventure outre-Atlantique. Le chemin de fer a toutefois permis l’essor du tourisme, notamment sur la Côte d’Émeraude où Dinard a su attirer les grandes personnalités de ce monde. A l’exode rural, s’ajoute le vide laissé par les 130 000 soldats bretons tués pendant le premier conflit mondial. La région figure parmi les plus touchées et ce nombre a même souvent été exagéré pour mettre en avant que les bretons auraient été « sacrifiés ».

       Après la seconde guerre mondiale qui a laissé de nombreuses villes détruites (Brest, Lorient, Saint-Nazaire, Saint-Malo ...), l’économie bretonne a connu une importante mutation à commencer par la modernisation de l’agriculture qui s’organise en coopératives dans les campagnes où le remembrement a fait reculer les paysans de bocage. En parallèle, l’industrie a connu un essor dans le secteur agro-alimentaire, mais aussi avec l’’implantation de firmes de premier rang comme Citroën en 1960 à Chartres de Bretagne, près de Rennes, où le minitel  fut inventé à la fin des années 1970.


       Aujourd’hui le modèle productiviste agricole breton a néanmoins montré ses limites aussi bien sur le plan économique avec les difficultés  rencontrées   par certaines filières, que sur le plan environnemental  avec des conséquences telles que les marées vertes, peu compatibles avec  les enjeux touristiques.

     


     

     



     

    La mer, les costumes et l’architectures religieuse sont des thèmes récurrents  des affiches touristiques consacrées à la Bretagne

     

     

    © Le Vaillant Martial

     

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