• Les Naufrageurs

    Les  Naufrageurs


     

    Au moyen-âge, les débris d’un naufrage appartiennent e droit au seigneur propriétaire du bout de côte où le navire échoue, ainsi qu’aux riverains des lieux du naufrage. On nomme cette coutume « droits de bris ».

    Le seigneur du Léon qui possédait la Pointe du Raz, se targuait d’user plus que d’autres de ce droit.

    De nombreux bâtiments marchands ou militaires sombrent sur les récifs de Bretagne : certaines passes recèlent de terribles écueils invisibles la nuit. Les lumières de la côte, en haut des falaises, sont la plupart du temps, des leurres pour convoyer ces navires vers le trépas et le pillage.

    On entrave une vache dans sa marche de manière à ce que la lanterne fixée entre ses deux cornes oscille comme le signal d’un garde-côte. On allume les flambeaux dans les églises proches de la côte, comme à Penmarch pour susciter l’idée d’un fanal.

    Il faut bien différencier les naufrageurs des pilleurs d’épaves : les premiers suscitent les embûches pour piéger les navires sur les récifs, les seconds profitent des circonstances de la tempête pour s’accaparer cette manne providentielle.

    Bien souvent on invoque Saint-Guénolé patron de la côte, pour obtenir ces événements heureux pour les habitants du bord de mer que sont les naufrages. Les îliens s’en réjouissent plus que tout autre du fait de leur éloignement avec la terre ferme.

    Les gens de la baie d’Audierne tracent un signe de croix ou cabalistique. « À Dieu ton âme, à moi ta dépouille »sur le front du mort pour éviter les représailles posthumes de son fantôme. Cette parole terrible du Cap Fréhel ne cache en rien la réalité monstrueuse des « dépeceuses de cadavres », ainsi que l’on surnommait les femmes du cap Sizun.

    A Paramé, une famille de pirates, les Rothéneuf, écumait la côte et revendait les marchandises, amassant une fortune fabuleuse. Dans le Finistère Nord, une bande de pilleurs d’épaves, Les  Pagans était renommée pour son adresse et son efficacité à décharger en une seule nuit et en plein tempête les cargaisons des navires naufragés.

    Ces rafles héroïques et dangereuses permettaient à des hommes souvent pauvres, pêcheurs ou paysans d’améliorer l’ordinaire des jours avec les vivres du bord.

    Il existe aussi des Korrigan naufrageurs comme les belliqueux Porte-Feux du Cap-Sizun et Bugul-noz, ou bugale-an noz  flammes errantes sur la lande qui répètent sans cesse les paroles qu’on leur adresse.

    Les pilleurs d’épaves, tout comme les naufrageurs, ne différenciaient pas les navires, les uns de sautes. C'est dire les accidents et les erreurs commises, bien souvent même à l’encontre de leurs propres bateaux ou ceux de leur seigneur. Une revenante, la Pilleuse de mer, expie ainsi le crime qu’elle commit en naufrageant son propre fils sur les récifs.

    Pour éviter tout « droit de bris », les princes de Bretagne délivraient des sauf-conduits à leur navires marchands. Mais les Pagans ne savent pas lire et qui irait demander ses papiers à un mort ?

     

    © Le Vaillant Martial 

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