• Le tournant de Trémeulé


     

    Le tournant de Trémeulé

    O

    n voyait encore briller d’une lumière mourante, au milieu de la forêt, le feu allumé par Chantepie. Celui de Rouet jetait de rouges éclats, e dessinait sur le lac une traînée de pourpre. Le sire de Malestroit, resté seul au rivage, essayait de tromper son angoisse en songeant au bonheur d’une réunion tant souhaitée, mais l’angoisse revenait, elle s’emparait de son cœur et changeait l’espoir en crainte, le bonheur en tortures.

    Ce feu, dont les reflets se teignaient de sang en traversant l’atmosphère humide des marais, était un signal. Ce signal avait mis Plélan et ses soldats : ce devait être un danger pour Marguerite.

    Et si c’était un danger, l’épée de Malestroit absent ne pèserait point dans la lutte. Il lui  fallait attendre, - attendre au moment du péril !

    Les deux barques n’allaient point d’une égale vitesse. Celle de Plélan, montée de six hommes d’armes et conduite par deux bateliers des marais, tâtonnait dans ‘obscurité complète qui couvrait le lac, et perdait du temps à éviter les courants. Celle de Chantepie courait en droite ligne comme une flèche lancée vers le but. Quand le fon donnait, Noël laissait les avirons au veneur et pesait sur sa perche, puis il ressaisissait, et le chaland volait, effleurant l’eau de sa carène plate.

    - Hardi ! mon fils Noël, disait Toussaint. Ce feu qui brille là-bas est un signal, de Judas, et voici derrière nous ceux qui paieront les trente deniers.

    - Le Femme Blanche est passée, répondit Noël, nous avons un quart d’heure d’avance, il ne faut pas cinq minutes pour gagner le manoir, madame Marguerite sera près de nous avant qu’ils aient touché le rivage.

    - Cela ne suffit pas Noël.

       Toussaint prononça ces mots avec lenteur, et, touchant l’épaule de l’enfant, il montra du doigt le ciel.

       Un large voile de nuages couvrait toute la partie sud-ouest du firmament. L’air était calme, cet immense rideau, immobile et coupé uniformément, cers le zénith, laissait à découvert une moitié du ciel.

    - La lune est à son second quartier, poursuivit Toussaint. Dans un quart d’heure, elle argentera la frange de ce nuage, dans vingt minutes, bous verrons apparaître l’anneau roussâtre qui l’entoure et puis ...
    -
    Mon père Toussaint, s’écria Noël, êtes-vous bien sûr que la lune soit déjà si haut ?
    -
    Je la vois, répondit le veneur, je la sens sous le nuage qui la couvre encore... Hardi ! mon fils Noël, car le salut de madame Marguerite et de son fils est entre tes mains.
    -
    Père, nous la sauverons, dit l’enfant avec énergie.

       Ils n’entendaient plus le bruit des avirons de l’autre barque, mais la voix de Plélan, pressant et gourmandant ses rameurs arrivait jusqu’à eux.

    Lorsqu’ils touchèrent le rivage en face du manoir, la lune était encore sous le nuage : seulement les légères vapeurs qui flottaient au zénith blanchissaient et semblaient de mystérieuses lueurs. Toussaint s’élança et prit en courant le chemin de Gourlà. Comme il arrivait au manoir, il leva la tête, et vit au ciel un cercle rougeâtre, que l’arête du nuage coupait en son milieu.

    - Vite, ma noble dame, vite ! cria-t-il du seuil.

       Marguerite était prête. Toussaint prit l’enfant de Malestroit dans ses bras, et tous deux descendirent en toute hâte le chemin conduisant au marais.

       Juste au moment où ils débouchaient sur la pelouse, la lune montra son étroit rebord hors du nuage et les pointes des petites vagues du lac se prirent à scintiller au loin. Chantepie, qui avait l’œil au guet, découvrit à trois ou quatre cent pas sur la gauche, la barque de Plélan qui faisait force de rames.

    - Courez dit-il

       Marguerite traversa la pelouse. Elle touchait du pied le chaland quand la lune, démasquant son disque avec lenteur, inonda les marais de ses rayons.

    - Cachez-vous ! s’écria Noël : étendez-vous an fond du chaland !

       Marguerite obéit : mais il était trop tard, sa robe blanche, vivement et soudainement éclairée, avait frappé les regards des gens de Rohan. Plélan l’avait deviné, sinon, reconnue.

    - Ramez, drôles, dit-il d’une voix étranglée par la colère : si cette proie m’échappe, tant pis pour vous !

       La barque vira de bord. Au lieu de continuer sa route vers le rivage, elle manœuvra de manière à barrer le passage au chaland de Noël, qui avait pris chasse, comme disent les marins, et fuyait rapidement.

       Les marais de l’Oust avait complétement changé d’aspect depuis la première traversée de la dame de Malestroit. Deux mois s’étaient écoulés depuis lors, les eaux avaient grandi, couvrant çà et là les îles et les promontoires de l’automne. Un seul point restait découvert sur toute la surface du lac.

       C’est une espèce de cap formé par le prolongement de la chaîne de collines où était situé Gourlâ. Il s’avance fort avant dans le marais et porte le nom de Pointe-aux-Halbrans. En hiver, lors de la plus grande hauteur des eaux, l’isthme disparaît. Il ne reste que la pointe qui, gardant la moitié de son nom s’appelle alors ‘l’île-aux-Halbrans.

       Elle s’élève à l’endroit où les marais de l’Oust atteignent leur plus grande largeur et se trouve sur la ligne qui couperait perpendiculairement le cours de la rivière, emplissant par le tournant de Trémeulé.

       Les deux barques couraient parallèlement au rivage. Noël attendait une occasion favorable pour changer de route et se diriger vers son véritable but, auquel il  tournait flanc, mais il dut voir bientôt que cette occasion ne se présenterait point. En effet, loin de gagner du terrain, malgré l’aide empressée du veneur, il perdait à chaque instant quelque chose de son avantage. Le bateau de Plélan poussé par quatre avirons et mieux construit que le sien, grandissait aux rayons de lune et menaçait de l’acculer bientôt au rivage.

       Les deux équipages ennemis pouvaient se distinguer mutuellement presque aussi bien qu’en plein jour. Chantepie avait compté six hommes d’armes dans le bateau de Plélan, mais ce dernier ne voyait plus sur le chaland que Toussaint et Noël. La dame de Malestroit, éperdue et plus morte que vive, restait couchée sur les planches humides de la cale.

    - Blaise, dit-il à son confident ordinaire, regarde ce jeune drôle qui manie si dextrement la rame là-bas sur le chaland.
    -
    Je le vois répondit Blaise.
    -
    Ne trouves-tu pas qu’il ressemble à ce maudit Lutin qui me vola mon cheval au bac de Rieux ?
    Blaise regarda attentivement, puis se redressa en silence.
    -
    Hé bien ! fit le capitaine.
    -
    Messire, di Blaise en secouant la tête, mon avais est que l’enfant est, comme votre seigneurie et moi, en chair et en os, mais c’est un bambin qui vaut un homme, et même, s’il faut le dire, j’aimerais à voir un homme à sa place.
    -
    Ainsi, tu le reconnais
    -
    Oui, messire.

    Plélan, fit tourner autour de son cou le cordon d’une énorme gourde qu’il approcha de ses lèvres.

    - Eh bien ! Blaise dit-il en reprenant son haleine, après avoir bu, me voici en face de mes deux ennemis : là le lutin, ici la sorcière !

    Il étendait la main vers la Femme Blanche des marais.

    - Mort de moi, continua-t-il, j’étranglerai le lutin et je cracherai à la face de la sorcière.
    -
    Ni l’un, ni l’autre ! répondit la voix de Noël, Plélan se sentit frémir.
    -
    Blaise, dit-il en pâlissant, parlais-je donc si haut tout à l’heure que l’oreille d’un homme ait pu m’entendre à pareille distance ?... N’importe, fît-il le diable, je lui tordrai le cou !... Ramez, vous autres.

        La barque de Plélan avait gagné du terrain. Elle était maintenant éloignée du chaland de deux cent pas à peine. Les deux bateaux se trouvaient aux deux bouts d’un angle aigu, dont l’île-aux-Halbrans formait le sommet. Suivant toutes probabilités, le chaland de Noël devait doubler l’île en dedans et la barque du côté large. Or, comme le riva au-delà de l’île, se rétrécit et court en biais, de manière à former l’entonnoir qui termine le lac à l’ouest, le dénouement approchait rapidement.

    - Laissez là, votre perche et préparez la carabine père Toussaint, dit Noël à voix basse, ce n’est plus la vitesse qui pourra nous sauver.

    Le veneur lâcha la perche avec découragement.

    - Voyons, reprit Noël, si vous êtes aussi bon tireur que vous le dites.
    -
    À quoi bon tuer un homme ? dit tristement le veneur : le sort est contre nous, j’ai oublié ma corne à poudre, je n’ai qu’une charge.
    -
    Elle suffira avec l’aide de Dieu... Écoutez, père Toussaint, leur barque vire, elle vient sur nous : tant mieux ! Apprêtez votre arme, et visez l’aviron de droite au moment où il sortira de l’eau ... attention !
      

       Le coup partit, et la balle vint frapper l’aviron à la naissance de la pelle. Il ne fut point brisé du choc, mais lorsque le rameur le plongea de nouveau, il éclata sous l’effort, la barque boiteuse tourna sur elle-même et fut quelque temps à reprendre sa route.

       Pendant que Plélan jurait et que ses rameurs essayaient d’équilibrer leurs forces, Noël doubla l’île-aux-Halbrans.

    - Père Toussaint, reprit-il rapidement, il  faut nous séparer ici. Le veneur leva la tête sur lui son regard étonné : Chantepie poursuivit d’un ton ferme, presque impérieux.
    -
    Il faudra nous séparer, vous dis-je ! je suis trop faible pour lutter contre les rameurs de Rohan, et le salut de madame Marguerite n’est point dans ce chaland. Soulevez-là, descendez-là à terre, et cachez-vous derrière les saules.
    -
    Mais ... voulut objecter le veneur.

        Le temps presse ! interrompit Noël avec impatience. J’entends la barque, elle va doubler l’île ... Au revoir, mon père Toussaint ! Vous et ma noble dame, vous êtes de trop pour ce combat que ke vais livrer aux huguenots.

        Toussaint dominé par l’empire que l’enfant avait su prendre sur lui, obéit sans répliquer davantage. Il prit sans ses bras nerveux Marguerite, la déposa à terre et sauta lui-même dans l’île avant que la barque de Plélan fût revenue en vue.

    - Au revoir ! répéta Chantepie, qui fit force de rames en remontant le marais.

       Les rameurs de Plélan s’étaient attendus à cette dernière manœuvre sans doute, car ils se trouvèrent prêts à continuer la chasse dans cette nouvelle direction.

       Chantepie, une fois seul sur son chaland, aspira l’air bruyamment, comme un homme délivré d’un poids écrasant. Ensuite il appuya sur ses avirons pour essayer son chaland ainsi déchargé, il vit, à n’en pouvoir douter, qu’il pouvait désormais échapper à la poursuite de Plélan. Mais ce n’était point son compte. Loin de continuer ses efforts, il se prit à nager avec nonchalance, de manière à diminuer graduellement la distance qui séparait les deux barques.

       Plélan qui croyait que Marguerite de Guer au fond du bateau, eh=exhalait sa joie en bruyantes exclamations.

    -  Nous les tenons ! criait-il. Blaise, tordrai-je le cou au lutin tout de suite, ou attendrai-je que nous soyons à terre pour le faire perdre ?
    -
    Ce sera, répondit Blaise, comme il vous plaira, messire.

       La position du chaland semblait, en effet, désespérée. Il avait traversé toujours suivi de près, la distance précédemment parcourue en sens contraire, et avait regagné les environs de Gourlâ. Or, de ce côté comme de l’autre, le lac se rétrécissait sensiblement, de telle sorte que le chaland n’avait d’autre alternative que de s’acculer au rivage ou couper le marais dans sa largeur, ce qui l’amènerais infailliblement à la portée de la barque.

       Ce fut ce dernier parti que prit Noël, mais se servant de la supériorité actuelle de sa marche, il esquiva l’abordage, et réussit à mettre la barque entre le rivage et son chaland.

       C’était tout ce qu’il voulait sans doute, car il recommença aussitôt à nager mollement, sans prendre souci de la distance qui diminuait sans cesse entre son bateau et celui de Plélan.

    - Blaise, dit ce dernier, dont l’espoir déçu ce changeait en colère, il faut en finir. A défaut d’arquebuses, nos hommes ont leurs pistolets.
    -
    J’ai les miens, répondit Blaise.

       Les autres dans la précipitation de départ n’avaient pris que leurs épées.

       Plélan saisit les pistolets que lui tendait Blaise, en promettant au reste de ses gens de les faire pendre sitôt qu’il aurait du loisir, puis il s’arrangea commodément pour viser. Le premier coup ne produisit d’autre effet que de donner l’éveil à une bande d’oiseaux  aquatiques qui prirent bruyamment leur volée.

       Chantepie envoya bruyamment, en réponse, un couplet de sa chanson favorite.

    - Démon ! murmura Plélan, qui prie le second pistolet. Mais je ne vois plus que lui, où est donc son compagnon !
    -
    Messire, vous allez perdre votre dernier coup, dit Blaise : nous ne sommes pas à portée.

       Plélan se rassit en murmurant.

        Cependant Chantepie avait gagné l’Oust, et les deux barques entrainées par le courant se suivaient avec une effrayante rapidité. A un quart de lieue en avant du chaland, la Femme Blanche dressait sa taille gigantesque au-dessus du gouffre, qui mugissait terriblement.

    - Où nous mène-t-il ? se demandaient enfin les rameurs.
    -
    Mort de moi ! s’écria enfin Guy de Plélan, veulent-ils renouveler la farce d’Ermengarde ?... Sur ma foi ! Je les suivrai, fût-ce en enfer !

       A deux cent pas du tournant, le chaland vira et quitta le cours de l’Oust, puis il disparut derrière le brouillard.

    - Suivez-le dit le capitaine.

       Les rameurs se penchèrent de nouveau sur leurs avirons, et commencèrent à tourner autour du gouffre. Parfois on apercevait le chaland, mais aussitôt après, on le perdait de vue, et la poursuite n’avait pour guide que la voix de Noël, qui avait entonné sa chanson et en répétait incessamment le refrain d’une voix lente et monotone.

       Plélan ne disait plus rien. Il restait assis à l’avant, les dents serrées, les sourcils convulsivement froncés.

    Si je meurs, pensait-il, Marguerite me suivra et je mourrai vengé.

    Noël chantait toujours.

    Le cercle allait se rétrécissant autour de la Femme Blanche, les railleurs se  signaient avec effroi, les lemmes d’armes tremblaient et n’osaient plus blasphémer.

    Noël cessa de chanter.

       Guy de Plélan ! dit-il d’une voix retentissante, au nom de Malestroit, monseigneur, je t’ai provoqué autrefois ç un combat mortel et sans merci. Je t’ai dit « Si monseigneur ne daigne venir au jour et lieu que Dieu fixera, je viendrai, moi ... me voici ! »

    - Ramez, ramez cria Plélan en proie à une sorte de délire.

       Noël rétrécit le cercle et son chaland disparut dans les plis brumeux de la robe de la Femme Blanche. Puis il reprit :

    - Je t’ai dit encore : « Madame Marguerite est sous la garde de la Femme Blanche des marais, servante de la vierge Marie. Ni vilain, ni gentilhomme ne l’attaquera sans péril de mort ».

    Noël s’interrompit pour donner un dernier coup de rames qui porta son chaland sur la lèvre même du gouffre.

    - Ramez ! suivez-le ! ramez ! cria Plélan.

    Et comme un des rameurs hésitait, il lui mit le pistolet sous la gorge.

    - Vilains et gentilshommes, vous avez tous attaqué madame Marguerite continua Noël et vous allez tous mourir.
    -
    Tu mens démon, hurla Guy de Plélan, je vais t’atteindre toit et la dame, et, mort de mon sang, je vous tordrai le cou !

       Comme il disait ces mots, le chaland lancé avec une vigueur nouvelle par Chantepie, effleura la lèvre du tournant, et, cessant aussitôt son mouvement circulaire, sortit du brouillard. La barque voulut, mais plus lourde et moins habilement dirigée, elle fut saisie par le gouffre.


     

     

       Comme il disait ces mots, le chaland lancé avec une vigueur nouvelle par Chantepie effleura la lèvre du tournant, et, cessant aussitôt son mouvement circulaire, sortit du brouillard. La barque voulut le suivre, mais plus lourde er moins habilement dirigée, elle fut saisie par le gouffre.

        On entendit Plélan vociférer  un dernier blasphème, suivi du cri de détresse de son équipage, puis le gouffre rendit un bruit sourd.

       Chantepie essuya la sueur de son front et revint à l’île-Aux-Halbrans.

       Lorsque Toussaint ou madame Marguerite l’exhortaient à se hâter durant la traversée qui suivit, il répondait :

    - Guy de Plélan n’est plus à craindre, et la femme blanche à protégé sa race.

    Le lendemain au château de Malestroit, Amaury dit à Noël :

    - Tu as sauvé ma femme et mon fils : veux-tu être mon écuyer ?
    -
    Serai-je un jour chevalier ? demanda Noël
    -
    Sur ma foi de Gentilhomme, tu le seras.

    Noël réfléchit et baissa la tête.

    - Les chevaliers ne se battent point sur l’eau, murmura-t-il tristement.
    -
    Si fait, Noël, dit la dame de Malestroit. Il y a de vaillants hommes d’armes qui combattent, montés sur des vaisseaux au milieu de la mer.
    -
    La mer ! s’écria Chantepie dont le jeune visage rayonna d’enthousiasme ! la mer ... Je l’ai vue sur les côtes de Cornouailles ... Elle est grande ... plus grande encore que les marais de L »Oust.
    -
    Eh bien Noël, dit le sire de Malestroit, veut-tu être mon chevalier de la mer !
    -
    Je le veux, répondit Noël avec joie.
    -
    Donc je t’enverrai demain, Noël, à monsieur mon cousin de Tinténiac, qui est maître d’un vaisseau du roi. Et si Dieu t’assiste enfant, tu feras un noble homme.
    -
    Bien longtemps après, sur les ruines du petit manoir de Gourlâ, un vieux gentilhomme éleva un beau château, dans lequel il établit sa demeure avec sa femme et ses enfants.
    -
    Le vieux Gentilhomme était capitaine dans la marine de sa majesté le roi Louis XIII, il avait nom Noël Torrec.
    -
    Quant au château, il se nommait et se nomme encore Chantepie. Ses hautes murailles dominent au loin tous les marais de l’Oust, et c’est dans sa grande salle aux vastes embrasures que nous avons entendu raconter pour la première fois la légende de la Femme blanche des marais. 

    Paul FÉVAL, Contes de Bretagne, 1877. 

     

      © Le Vaillant Martial  

     

     

     

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  • Commentaires

    1
    isabelle H
    Samedi 6 Août 2016 à 19:19

    Lutin, démon, dame blanche, bon cocktail pour assouvir une soif de légendes :)

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