• La Dame à La licorne

    La Dame à La Licorne

     

    Elles étaient là... Devant moi : Une merveilleuse Licorne accompagnée d’une ravissante jeune femme...

     


     

     

    Me revinrent alors en mémoire les six tapisseries du XVe siècle que j’avais tant admirées.

    Les cinq premières représentaient les cinq sens, tandis que la sixième nommée « À mon seul désir » aurait été une synthèse des premières. À moins qu’elle ne fût un plaidoyer au renoncement car dans cette dernière, plus épurée, la jeune femme déposait ses bijoux dans un coffre. Elles étaient d’un artiste inconnu, et je me souviens que les interprétations en étaient multiples.

    Je m’en voulais de penser à cela maintenant. Qu’avais-je à faire de cette culture qui, ici, n’avait aucun sens....
       Peut-être était-ce parce que la jeune femme qui se tenait devant moi ressemblait beaucoup à sa représentation. C’’était troublant. L’artiste avait-il passé la frontière comme-moi et l’avait-il rencontrée ?

    Je me gardai de poser la question. D’ailleurs je me taisais car, devant tant de beauté, il n’y avait rien à redire.
       Inwynn
    voletait autour de moi tandis que je ne pouvais détacher mon regard de la licorne.

    - Ni l’une ni l’autre ne parle, finit par murmure la petite fée.
          Vois simplement l’amour qui les unit et la grande pureté qui émane d’elles.

       C’est un cadeau merveilleux qu’elles te font, alors nourris-toi de leur lumière.

      Jusqu’alors centrées l’une sur l’autre, dans un seul mouvement la dame et la licorne se tournèrent vers moi et me sourirent.

      Mon cœur fit un bond dans ma poitrine. J’eus l’impression que l’univers me regardait. Dans toute sa mansuétude, sa compassion et sa bienveillance.

      Moi aussi dans toute sa grandeur, sa force et sa puissance.

      Puis, elles échangèrent un regard avec Inwynn, nous saluèrent et s’en allèrent.

      La petite fée se posa sur mon épaule et soupira.

      Je l’imitai. Pas de parole. Tout était dit.

    - Merci... Merci infiniment Inwynn.
    -
    Jadis, c’est toi qui me fis ce cadeau. Ce n’est que juste retour...

    Devant ma stupéfaction, elle poursuivit.

    - Bien que ty n’y croies pas vraiment, il t’a été révélé que tu étais une prêtresse. Mais tu étais bien plus encore. Elle se tut.

    J’attendais la suite... en vain.

    - J’imagine que vous n’allez pas m’en dire plus, fis-je, totalement résignée à ne rien comprendre.

    En guise de réponse, elle me sourit.


     

    - Je reçois beaucoup de sourires depuis le début de cette aventure. Et peu de réponses à mes questions.

    Elle haussa les épaules, mutine.

    Tout à ma conversation avec Inwynn, je ne vis pas que nous étions à nouveau entourées de fées.

    Tantôt pensives, tantôt espiègles, toutes proches mais pourtant, parfois, étrangement absentes.

    - Elles ne vivent pas dans le même temps que toi. Les Fées sont des êtres joueurs, comme tu l’as constaté à ton arrivée, mais elles peuvent être profondément songeuses... 

    Par moments, leurs esprits s’échappe quand elles en reviendront. Peu importe d’ailleurs, puisqu’elles sont éternelles.
    -
    Éternelles... méditais-je. Comme les larmes d’Ondine.
    -
    Viens... Si tu restes trop longtemps en leur compagnie, le temps s’arrêtera pour toi aussi et jamais plus tu ne quitteras ce lieu.

    Une torpeur éternelle... Cela me fit froid dans le dos.
    -
    Où va-t-on hasardai-je.
    -
    J’aime faire les surprises....

    Sur ce, elle déposa un baiser sur mon front.

    Et, en moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, nous étions dans un tout autre endroit.

    Sur la rive d’un lac.

    - Allez-y doucement avec moi petite Fée... Je suis une vieille femme. Trop d’émotions vont me tuer.
    -
    Il en faut plus pour te vaincre, crois-moi !
    -
    Si vous le dites... murmurai-je. Où sommes-nous.
    -
    Là où tout a commencé et là où tout finit...

    Mais pour le moment, laisse-moi évoquer un autre lieu....

    Légendaire lui aussi. Un peu semblable à celui-ci.

    Où jadis, la Fée Viviane offrit l’épée Excalibur au roi Arthur... Rien moins que cela.

    - Parlez-moi de cette Fée, Inwynn.

    © Le Vaillant Martial 

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