• L'Histoire de Tadig Kozh

    L’Histoire de Tadig Kozh

     

    « Eh bien voilà fit l’Ankou, en rabattant sur son cou grêle un pan de son ample manteau de laine. Voilà c’était il y a longtemps ; Très longtemps. Baptisite Geffroy, de Penvenan, était déjà très vieux lorsqu’il la raconta en 1886, à Anatole Le Braz. Une histoire d’ailleurs qui devait courir de bouche à oreille de paysan dans tout le Trégor et sans doute même au-delà, car Luzel François-Marie en recueillit en 1873 lors de son voyage à Bréhat, une version qui n’en diffère que sur quelques point que sur quelque point de détails. C’’est si je compte bien dans la première moitié du XIX è siècle qu’il faut la situer. Vous voyez il y a bien plus de cent cinquante ans....


     

    En ce temps-là, M. Guillemin exerçait à Bégard son ministère de curé. C’était un curé de campagne, comme il y en avait beaucoup à l’époque, dévoué, attentionné et proche de ses ouailles. Il était vieux si vieux que certains pensaient qu’il avait toujours été là, comme la pierre de Louargat. Déjà de son vivant il appartenait presque à la légende. D’aucuns murmuraient même qu’il était plus vieux que la terre, qu’il était mort dix fois et que dix fois il était ressuscité ... Aussi tous dans la paroisse et les paroisse limitrophes avaient oublié son patronyme pour ne plus se souvenir du nom que lui donnait la « vox populi » avec un respect mêlé d’affection. Tadig Kozh qu’on peut traduire, sans risque de se tromper : « Le vieux petit-père ». Que ne racontait-on pas dans le pays du Trégor, sur les connaissances et les étranges pouvoirs de Tadig Kozh. L’un assurait qu’il connaissait tous les secrets de la vie et de la mort. L’autre que de temps à autre, lorsque l’idée l’en prenait, il passait sa tête dans le soupirail de l’enfer, demeurait longuement penché sur l’abîme et conversait avec tous les Diables qui le peuplaient. Une chose en tout cas est sûre, certaine, et faisait l’unanimité des gens du pays : Tadig kozh n’avait pas son pareil pour dire l’oferenn drantel [1], cette trentième messe célébrée pour les des défunts, en haut du Menez Bré.

     Une messe extraordinaire que l’officiant devait célébrer à l’envers, après avoir accompli pied nus le chemin qui mène à la montagne sacrée des Trégorrois. C’était un exercice difficile et périlleux même, tant aux défunts du clan, se mêlaient les démons que le bon prêtre contraignait à montrer leurs griffes afin de vérifier si l’âme d’un mort n’était pas tombée en leur possession.

     René Auffret de Pedernec, racontait même qu’un jour un jeune prêtre encore novice s’avisa de dire une l’oferenn drantel, le malheureux fut hanté par les créatures de l’enfer, par une brèche qu’ils avaient sournoisement ouverte dans le pignon de la chapelle. Il fallut toute la science et l’opiniâtreté de Tadig Kozh, accouru sur son bidet breton pour l’arracher au démon, en tirant de toutes ses forces sur les jambes du malheureux.

    - Et alors ?

    - Et alors, attendez, ne soyez pas si pressé. Pour ma part, j’ai toute l’éternité, vous pouvez bien attendre quelques minutes. Et alors Tadig Kozh parcourait la campagne comme à son habitude, s’appuyant sur son bâton noueux, les longs cheveux blancs au vent, lorsqu’il rencontra Jobig an Drez, un jeune conscrit de Trezelan qui était en garnison à la capitale des Gaules, avait obtenu un mois de permission et après être descendu de la diligence à Belle-Isle-en-Terre, s’en allait tout gaillardement vers la demeure des parents.

     Après avoir échangé quelques politesses et banalités sur le temps et la famille de Jobig, Tadig Kozh marqua un temps d’arrêt, lui demandant tout de go :

    - Tu es sans doute bien pressé d’arriver à la chaumière des tiens ?

    - Bien sûr, Tadig kozh, mais pourquoi me posez-vous cette question ?

    - Parce que, vois-tu, lui répliqua l’ancien, sur un ton sentencieux, il y a ce ... chien, là, qui m’accompagne. Je dois le livrer au recteur de Louargat.  Mais mes vieilles jambes ont à présent bien du mal à me porter. Je crois qu’un homme jeune et vigoureux comme toi, aura plus vite fait d’arriver chez mon confrère .....

     

    À ce moment, Jobig remarque en effet un chien ? Un horrible barbet noir comme la tourbe du Yeun Ellez, comme les boules de charbon, comme l’ardoise la plus sombre des Montagnes Noires, aux yeux mauvais brillant comme deux tisons incandescents.

    Guère rassuré sur le caractère de la bête, Jobig, qui n’aurait pour rien au monde voulu offenser le vieux prêtre lui répondit sans entrain.

    - C’est d’accord Tadig Kozh pour vous rendre service et alléger votre peine, j’irai confier cette bête au recteur de Louargat.

    Le chien poussa des grognements peu engageants, que quelques paroles latines de Tadig Kozh eurent tôt fait de calmer. Et voilà Jobig parti, vaguement inquiet tout de même, avec son fardeau, vers le presbytère de Louargat. Quelles ne furent pas sa surprise et sa déconvenue lorsque qu’après une marche harassante, il s’entendit répondre par le brave homme à qui il présenta la bête :

    - On s’est trompé, jeune homme, en vous disant de conduire ce chien ici ! Pour des chiens de son espèce, je ne puis pas grand-chose. C’est au curé de Belle-Isle qu’il t’aurait fallu le mener ....

    Jobig sentait déjà le poids de la fatigue et la colère commençait à étreindre sa gorge.

    -  Ah non, sans cette « commission » que j’ai accepté de bon cœur pour soulager Tadig Kozh, je serais déjà chez moi, je vous laisse le chien et je reprends la route de Trézélan.

    - Tu n’en feras rien, reprit le prêtre. Regarde, regarde bien les yeux du chien. Ne les vois-tu pas luire comme les flammes de l’enfer ? Écoute, Jobig, je ne peux rien pour toi. Mais ce dont je puis t’assurer c’est que lorsque l’on a la charge de chiens comme celui-ci, on ne les abandonne pas comme ça au premier virage. Si par malheur tu lâchais cette bête avant qu’elle ne soit confiée à qui saura s’en occuper ...Je ne donnerais pas cher de ta peau ....

    La mort dans l’âme, Jobig, malgré la nuit qui étendait son lourd manteau de ténèbres sur la région, reprit sa marche en direction de Belle-Isle où il arriva exténué et affamé. Au presbytère, pourtant, on lui fit la même réponse qu’à Louargat. Mais on enferma soigneusement la bête dans un soupirail et on lui permit de faire halte avant, dès le lever du jour, qu’il reprit la route en direction de l’ouest.

    Hélas, mille fois hélas, le recteur de Gurunhuel, où il arriva en fin de matinée lui fit la même réponse que celle de son confère de Belle-Isle. Il adressa le malheureux avec son fardeau au curé de Callac, qui le recommanda à celui de Guerlesquin, qui lui-même l’envoya à Botmeur. Le désespoir commençait à envahir le pauvre Jobig en Drez qui se demandait bien s’il reverrait un jour la cour fleurie de sa maison de Trezelan et jusqu’où le mènerait cette quête qui lui paraissait interminable.

    Un soir pourtant, après avoir frappé en vain à la porte d’une bonne douzaine de presbytères, il arriva devant la place de celui de Commana. Son hôte après avoir longuement ausculté le barbet qui lui lançait des regards lumineux, dit sentencieusement au jeune homme :

    - Je vois, Jobig, de quel chien il s’agit là. Ce n’est pas vraiment un cadeau que me font mes confrères. C’est plutôt une rude besogne dont ils me chargent. Mais au lieu où j’exerce mon ministère, je n’ai guère d’autre choix que de m’exécuter.

    Le pauvre garçon ne comprenait pas grand-chose à ses paroles sibyllines. Mais il se sentait heureux de toucher au terme de son calvaire et la pensée de regagner bientôt sa demeure familiale lui mettait du baume au cœur.

    - Alors, je puis m’en retourner, mon père ? fit-il tout gaillard.

    - Pas encore Jobig, pas encore. Le plus dur reste à venir.

    - Le plus dur fit Jobig en sursautant.

    - Eh oui mon garçon ... Bois d’abord une bolée de cet excellent cidre J de Cornouaille et mange un morceau de pain noir et de lard bien gras, car tu auras besoin de forces.

    Jobig écoutait l’homme de Dieu avec une attention mêlée d’appréhension. Quelle tâche pouvait bien lui restée à accomplir, après ces étranges pérégrinations à travers la montagne ?

    - Écoute-moi bien, mon fils reprit le recteur de Commana. Dès que tu auras fini de te rassasier, tu partiras, avec le chien vers le Youdig, c’est une sorte de mare d’eau sombre, dormante et croupie, qui se trouve au beau milieu des tourbières du Yeun Ellez, dans l’ombre du Menez-Mickael (Mont-Saint Michel de Bra sparts). Tu traîneras le chien, qui, probablement refusera de te suivre. Quoi qu’il se passe et malgré les grognements de protestations de l’animal, tu iras droit devant toi. Tu ne te retourneras en aucun cas. En aucun cas, tu as compris ?

    Jobig, avait bien compris les recommandations d’An Aotrou Beleg (Monsieur le curé). Il aurait préféré passé la nuit au chaud dans un bon lit clos que le prêtre réservait d’ordinaire à ses visiteurs, mais le travail semblait urgent de la plus extrême importance.

    Il se mit ensuite courageusement, à la tombée de la nuit, tandis que le curé remonta dans sa chambre, en ouvrit la fenêtre et, se tournant dans la direction que suivait l’étrange attelage, se mit à lire dans un vieux grimoire poussiéreux et a multiplier les signes de croix.

    À peine eut-il quitté le presbytère que le barbet se mit à grogner, à vitupérer, à tirer sur sa laisse, à baver comme s’il avait su intuitivement l’endroit où le menait.

    Jobig, cependant, malgré la peur qui lui nouait le ventre, avançait vers les marais de Yeun Ellez, bien décidé à accomplir sa mission afin de pouvoir rentrer chez lui.

    Tenant toujours fermement la bête qui frémissait et se débattait avec une conviction grandissante, il parvint bientôt au cœur de la tourbière. C’était l’endroit sombre, sinistre, cette mare d’eau croupie et stagnante, irisée de reflets verdâtres que dans le pays l’on nommait le Youdig, en assurant qu’il s’agissait de l’entrée de l’enfer froid et qu’il était de coutume d’y jeter les « conjurés », les âmes errantes qui tourmentent le monde des vivants.

    Nageant dans la sueur sur lui dégoulinait le long des joues et qui, du front, lui tombait dans les yeux, il, avec le chien les derniers pas qui le séparait du trou béant où il devait le précipiter. Il lui semblait que la bête tirait sur sa laisse en poussant des cris épouvantables, avait à présent la force d’un loup ou d’un des taureaux, que parfois, il menait aux champs. Mais Jobig, se souvenant des paroles du prêtre, malgré ses mains en sang et des poignets endoloris, ne lâcha pas la corde, qui le reliait à l’animal aux yeux rouges. Bandant toutes ses forces, le garçon qui excellait au baz yod (Mot à mot : Bâton à bouillie, jeu de force traditionnel) au touseg (Littéralement Crapaud : jeu de force pratiqué dans le Trégor), au lever de perche et de civière, tirant vigoureusement les liens en avant, précipita le chien dans le trou en disant : «  Va-t’en où le recteur de Commana veut que tu ailles ! »

    Ce fut alors un déchaînement de feu et de flammes dans la montagne qui semblait aussi éclairée qu’en plein jour. Le chien avait disparu, corps et bien, dans le trou noir sans fonds.

    Jobig à bout de force, s’assit sur un bloc de schiste qui trouait le tapis de joncs et linaigrettes, regardant médusé, la montagne illuminée, écoutant les déflagrations qui, de loin en loin, faisaient vibrer le pays. Puis, d’un pas lent et pesant, il entreprit de rebrousser chemin, et, à la lumière de la lune, de longer les flancs du Menez Mikael, pour regagner le presbytère de Commana.

    Lorsqu’il y parvint à moitié mort de fatigue, il y trouva le curé, immobile, affaissé sur un fauteuil de cheminée, aussi blanc qu’un linceul. À voir ses traits tirés et ses yeux hagards, il se douta que la nuit du pauvre homme n’avait pas été plus reposante que la sienne.

    - Va, à présent, Jobig, lui fit le prêtre. Ta mission est accomplie. Tu peux rentrer chez toi. Mais n’oublie de t’arrêter à chaque presbytère où tu es entré en venant ici, et de dire à mes confrères : Votre commission est faite. »

    Inutile de vous dire, que Jobig effectua le voyage de retour avec un peu plus d’entrain que celui de l’aller ! Il chantait d’un air joyeux, de vieilles sonnioù du pays (chants de fête ou de l’amour, plus léger que la gwerz), lorsqu’à quelques kilomètres de la chaumière familiale, il aperçut la soutane de Tadig Kozh.

    Fermement décidé à lui dire ce qu’il pensait de ses manières et à lui recommander, à l’avenir, de faire, ses ...commissions lui-même, Jobig pressa le pas et l’aborda vivement. Mais avant même qu’il eut le temps d’ouvrir la bouche, l’autre commença, sur un ton à la fois ferme et débonnaire, l’explication qui manquait à Jobig depuis le début de son étrange aventure.

     Le conjuré que le jeune homme avait au péril de sa vie, conduit jusqu’à Commana puis jeté dans la cuvette du Youdig n’était que son propre grand-père. Un Tad-kozh (Grand-père) bien remuant qui, depuis qu’il était passé de vie à trépas, quelques mois plutôt, n‘avait guère cesse de harceler les vivants du côté de la ferme familiale et même au-delà ... »

    Eh bien fit la fille qui s’était assise elle-même sur un bloc de quartzite trouant la lande, vous connaissez des histoires vraiment réjouissante l’Ankou. C’est incroyable d’ailleurs, ces histoires de métamorphoses en chiens.

    - Pas tant que cela. Pas tant que cela répliqua le vieux. Car jadis pour nos ancêtres Celtes, le chien était un animal sacré. Es psychopompe.

    - Psycho quoi fit la fille intriguée

    - Psychopompe... C'est-à-dire que c’était un conducteur, une sorte de conducteur des âmes. Ici, il prend la place de l’enveloppe charnelle du Tad-Kozh, mais au fond, il continue de remplir la même fonction.

    Et ce Youdig, cette mare d’eau dormante et putride, c’est vraiment l’entrée de l’enfer ?

    C’est ce que les gens de la montagne prétendaient. D’ailleurs fit le vieux, en sortant un autre grimoire du pan de son manteau qui semblait démesuré aux yeux de la fille. D’ailleurs écoutez, nul que Le Braz n’a décrit aussi bien l’atmosphère de ces lieux où notre Monde communique avec celui des morts et esprits :

    «  Cette montagne, c’est le mont Saint-michel de brasparts, le sommet le plus élevé de chaîne Bretonne (391 m). À sa base, au fond d’une cuvette immense, s’étend un marais ou plutôt une vaste tourbière marécageuse, désignée sous le nom de Yeun Elez, et qui est quelque chose comme l’Orcus en Breton. On dirait en été, une steppe sans limites, aux nuances aussi changeantes que celles de la mer. On y marche sur un tapis élastique, tressé d’herbes, de bruyères, de joncs. À mesure que l’on avance, le terrain se fait de moins en moins solide sous les pieds : bientôt on s’enfonce dans l’eau jusqu’à mi-jambe, et lorsque l’on arrive au cœur du Yeun, on se trouve devant une plaque verdâtre, d’un abord dangereux et de mine traîtresse, dont les gens du pays prétendent qu’in n’a pas pu sonder la profondeur. C’est la porte des ténèbres, le vestibule sinistre de l’inconnu, le trou béant dans lequel on précipite les « conjurés ». Cette flaque est appelée le Youdic (la petite bouillie) : parfois son eau se met à bouillir. Malheur à celui qui s’y pencherait à cet instant. Il serait saisi, entrainé, englouti par des puissances invisibles. D’autres fois, de furieux abois de meutes se font entendre dans la nuit : c’est le peuple des conjurés qui fait des siennes. »

    - Brrr, fit la fille, qui commençait à sentir le froid mordre ses joues et ses flancs. Et c’était invariablement ces horribles  ...barbets qui matérialisaient les âmes des conjurés ?

    - Il faut le croire, car fit l’Ankou, en sortant avec une étrange agilité, un troisième ouvrage de son long manteau noir, écoutez ce qu’écrit Cambry dans son Voyage dans le Finistère, un document écrit en 1798 : « On se persuadait encore, il y a quelques années, que des êtres coupables, métamorphosés en barbet noir, étaient menés jusqu’à Braspars (sic). Le curé confiait le chien noir à son valet qui le conduisait dans un lieu retiré. Le chien disparaissait à ce moment : la terre au loin tremblait. Des feux s’élevaient du sein des rochers. Le ciel couvert d’affreux nuages, fondait sur la grêle. Le tonnerre grondait ... »

    - Je vois, je vois, fit Enora qui commençait à claquer des dents et à trembler de son long corps félin. Je vois, mais ne peut-on pas changer d’endroit ? Ces partages commencent à m’oppresser et je suis venue ici pour voir la mer.

    - - Oh, ce n’est pas difficile. Au Nord-Est d’ici, exactement, à quelque vingt lieues le Trégor étend ses sortilèges. C’est une terre qui semble mariée à la mer, depuis le début des temps. Un pays enchanté où le moindre paysan, où le plus humble des mendiants cache l’étoffe d’un prince ou d’un barde. C’est là-bas d’ailleurs que chantait le fameux Gwenc’hlan, que ce bon vieux Théodore de la Villemarqué assure avoir été le ou l’un des derniers druides de la Bretagne armoricaine. Voulez-vous m’y suivre ?

    - Volontiers, malgré l’heure qu’il est, et dans mon état de fatigue, ne le prenez pas mal si je vous y rejoins en voiture ....

    - Pas le moins du monde, grommela  l’Ankou qui aurait tout de même aimé faire la route accompagné de la créature bien faite et au demeurant pleine de charme et de sensualité que le destin avait placé avec autant de délicatesse sur son chemin. Comme vous voudrez ....

     À peine eut-il prononcé ses mots, que le grand corps décharné s’évanouit encore plus vite qu’il n’était apparu quelques heures plus tôt, sur la grande croupe chauve du Menez-Mikael.

    © Le Vaillant Martial



    [1] Cette messe avait ceci de particulier qu’on devait la réciter à l’envers, à minuit, dans la chapelle du Menez-Bre. Les diables, appelés un par un par leur nom, devaient se présenter devant l’officiant et libérer l’âme du malheureux pour lequel cette messe avait été commandée. 

    « Wilherm PostikMENOU LE HERQUELLIER »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :


================================== 1- jssants.js (external javascript jsfile) ================================== ================================== 2- jssaints.js (external javascript jsfile) ================================== ================================== -3 sants.html (html file) ================================== JavaScript code/Saint's Day
Breton calendar - Saint's Day : 
...Calendrier français :