• L'Ankou

    L’Ankou


     

    L’Ankou est l’ouvrier de la mort (oberour ar maro)


    Le dernier mort de l’année, dans chaque paroisse, devient l’Ankou de cette paroisse  pour l’année suivante.
        Quand il a eu dans l’année, plus de décès que d’habitude, on dit, en parlant de l’Ankou en fonction :

    - War ma fé, heman zo eun Ankou drouk (Sur ma foi, celui-ci est un Ankou méchant)

    On dépeint ‘l’Ankou, tantôt comme un homme très grand et très maigre, les cheveux longs, la figure ombragée d’un large feutre, tantôt sous la forme d’un squelette drapé d’un linceul, et dont la tête vire sans cesse au haut de la colonne vertébrale, ainsi qu’une girouette autour de sa tige de fer, afin qu’il puisse embrasser d’un seul coup d’œil toute la région qu’il a mission de parcourir.

    Dans l’un et l’autre cas, il tient à la main une faux. Celle-ci diffère des faux ordinaires, en ce qu’elle a le tranchant tourné en dehors. Aussi l’Ankou ne la ramène-t-il pas à lui quand il fauche : contrairement à ce que font les moissonneurs de blé, il la lance en avant.


     

    Le char de l’Ankou (Karrik ou Karriguel an Ankou) est fait à peu près comme toutes les charrettes dans lesquelles on transportait les morts autrefois.

    Il est traîné d’ordinaire par deux chevaux attelés en flèche. Celui de devant est maigre, efflanqué, se tient à peine sur ses pattes. Celui du limon est gras, a le poil luisant, est franc du collier.

    L’Ankou se tient debout sur la charrette.

    Il est escorté de deux compagnons, qui cheminent à pied. L’un conduit par la bride le cheval de tête. L’autre a pour fonction d’ouvrir les barrières des champs ou des cours et les portes de maisons. C’est lui aussi qui empile dans la charrette les morts que l’Ankou a fauché.



     

    Lorsque l’Ankou se met en route pour sa tournée, sa charrette est dit-on pleine de pierres, afin de rouler plus lentement et de faire plus de bruit.
        Arrivé près de la maison ou se trouve le moribond qu’il doit cueillir, il décharge brusquement sa charrette, pour faire place à son nouveau « lest ».
        De là ce fracas de pierrailles que l’on entend si souvent dans les logis où l’on veille un mourant, juste à  l’instant où celui-ci rend le dernier soupir.

    Marie-Yvonne Manguy – Port Blanc

    © Le Vaillant Martial

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