• Korrigans ceux des Marais

    Marais lugubre et désolé, où dit-on l’on voit parfois s’ouvrir les portes de l’enfer, Le Yeun Elez, accueille dans ses fétides étendues marécageuses les Poulpiquets.

    Engeance Korrigane, désespérément attachée aux lieux bas et aux eaux stagnantes, ils nichent dans des endroits humides où ils se terrent jusqu’au crépuscule.

    Parfois recouvert de peaux comme Lavous de Nuit ou le Droug-Speret, ils sont redoutés car particulièrement féroces à l’encontre des humains.

    Moitié loup-garou, moitié surmulot, ils attirent les femmes et les enfants dans les spongieux marécages, en faisant apparaître des bagues et des colliers ou de jolis petits miroirs brillants à la surface des eaux.

    Au moment où l’imprudente victime se baisse pour saisir les bijoux, un Droug-Speret, tapi dans un terrier la saisit et l’entraine pour la soumettre, au fond de son royaume immergé au tâches les plus harassantes.

    D’autrefois, ils font retentir une clochette pour tromper les jeunes bergers à la recherche d’une chèvre égarée...

    De lourdes gouttes de pluie martèlent la surface sombre de l’étang. Une chouette détrempée hulule, sans interrompre le coassement des crapauds.

    Soudain, au milieu de la nuit épaisse, halos bleuâtres et vacillants, surgissent les Tan-noz et autres Teleren. Esprits Feu Follet, s’ils aperçoivent les premiers un voyageurs attardé, ils lui feront perdre son chemin, le menant dans une fondrière où il sera noyé.

    Seul échappatoire pour le pauvre hère, planter au plus près de la Flamme son couteau ouvert, de façon à ce que la lame et le manche forment un angle aigu. Ainsi, le Follet, essayant de passer dans l’ouverture, abandonnera le voyageur.

    Dernière recommandation... Après avoir planté le couteau, surtout de pas omettre de remettre son bonnet à l’envers !

    Isolés au cœur de l’hiver, quand les vents de Noroît balaient la campagne, les habitants de l’île d’Ouessant sont calfeutrés derrière les murs épais derrière les murs épais de leurs habitations. Au travers des bourrasques, ils entendent des hurlements qui nouent les entrailles.

    « Eman lannig an ôd a ioual ! »
        « C’est lannig du rivage qui hurle ! »

    Lannig est un  Houpeur (Hopper-Noz), un esprit hurleur, familier des lieux humides et des bords de rivière. Sa caractéristique est de « iouler » lugubrement et inlassablement.

    On raconte à la veillée qu’il traine la nuit aux alentours des maisons, quémandant, implorant qu’on lui donne un tison. Mais si quiconque le lui donnait, même par-dessous la porte, l’âme généreuse serait happée par le bras et disparaîtrait à jamais. Il n’est pas bon de rendre service à un lannig...

    Le Houpeurs se manifestent dans de nombreux endroits de Bretagne. Il faut ester sur ses gardes et surtout ne jamais répondre à leurs Iou, Hou, Hou, plus de trois fois. L’issue peut-être fatale

    © Le Vaillant Martial 

     

     

     

     

    « Calembredaines, superstitions et poudre de féeArthur »

  • Commentaires

    Aucun commentaire pour le moment

    Suivre le flux RSS des commentaires


    Ajouter un commentaire

    Nom / Pseudo :

    E-mail (facultatif) :

    Site Web (facultatif) :

    Commentaire :


================================== 1- jssants.js (external javascript jsfile) ================================== ================================== 2- jssaints.js (external javascript jsfile) ================================== ================================== -3 sants.html (html file) ================================== JavaScript code/Saint's Day
Breton calendar - Saint's Day : 
...Calendrier français :