• u temps où les fils d’Azell siégeaient encore au haut conseil de Kaër Magoth, la vie était sereine en ces lieux de douce pénombre ... Dans les galeries ou sur les passerelles vertigineuses qui chevauchaient l’immensité obscure des profondeurs, on pouvait s’attarder pour sentir et écouter les vents qui hurlaient et mugissaient lugubres, s’enroulant autour des palais mégalithes pour aller se perdre à l’infini. Tout n’était que joie et tranquille harmonie. 

        Vint pourtant le jour où un vent de discorde souffla sur Kaër Magoth, la cité sous la terre ... Pour des raisons depuis longtemps oubliées, les tribus, jusqu’alors unies dans l’entente et la concorde allèrent de reproches en calomnies. Les sept bâtons de pouvoir furent jetés au sol et foulés au pied. Les tribus s’en furent avec armes et bagages et Kaër Magoth fut vidée des chants et des rires qui l’emplissaient de vie ...

       Les temps ont passé et j’ai entendu dire, pour ma plus grande joie, que quelques familles korriganes ont de nouveau investi les tours de la veille cités sous la terre. Le vieux poulpiquet que j’avais pris pour guide n’a pas réussi à les dénicher, mais je prie les dieux que cela soit vrai ! Oui-da, et voir un jour Kaër-Magoth rejaillir sous les fastes d’antan !...


     

    ’ Habitation située sous les menhirs est d’ordinaire de forme circulaire. La plupart du temps elle est en forme de dôme évidé dont on a conservé l’axe central, qui et souvent soit la racine rocheuse du menhir, soit la terre qui se trouve en dessous et sert de pilier à l’ensemble. Quatre contreforts en arcs-boutants partent en rayons de celui-ci et consolident l’ouvrage. Pour descendre au logis, un escalier en colimaçon s’enroule autour du pilier qui est souvent évidé en cheminée.

       Le boudoir comme son nom de l’indique pas, n’est pas l’endroit où l’on boude, mais plutôt le petit salon où l’on se retire pour fumer et où l’on suspend saucisses, boudins et autres amuse-bouche ...

       En bon gardien, le crapaud domestique veille à ce qu’aucune bestiole indésirable ne vienne boulotter le garde-manger, vers, blattes, cloportes étant légion dans l’antre d’un Korrigan.

       Creusée à même la terre ou la roche, nous trouvons des niches ou alcôves de couches. C’est un habitacle de forme sphérique, dont la paroi est enduite d’un mélange de glaise et de paille pour éviter l’humidité, et servir d’isolant. L’entrée est souvent fermée d’un panneau en bois ouvragé percée en son milieu d’une petite porte ronde.


     

    Dans le « Grimoire des brumes », l’un des livres de la connaissance du bon peuple, on trouve écrit :

    ... Il est dit « Quand le sceau du vase des chimères fut brisé, on vit jaillir le guide noir, et ses deux sœurs aimantes, l’obscurité et la noirceur, l’accompagnaient lui tenant la main. Et derrière eux s’en venait, en une sarabande lugubre, le cortège des ombres ... »

    Depuis lors, la ténèbre habite les entrailles de la terre ...

       Les Korrigans ont imaginés toutes sortes de moyen pour repousser cette obscurité loin de leurs territoires souterrains. Du plus simple briquet à lampe à pétrole la plus perfectionnée, l’imagination débordante du Korrigan a vu émerger des méthodes d’éclairage aussi utiles qu’ingénieuses.



     N Teuz peut conserver parfois son couvre-chef au coin du feu ..... En effet dans certaines maisons humaines là où, au coin d’un feu mourant, les teuz ont l’habitude de passer partie de la nuit, il arrive que la bouche de la cheminée ne soit pas protégée de la pluie par un chapeau. Je ne sais pas pour vous, mais quant à lui, le Korrigan déteste se prendre des gouttes de pluie froide sur le nez, quand,  au dehors  il tombe des cordes ... (Quand il pleut les Korrigans ont un truc pour passer entre les gouttes sans se faire mouiller, mais ils le gardent jalousement).

    © Le Vaillant Martial

     


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  •  ola  Compères et Commères ! En guise de bienvenue recevez mon cordial salut ! À ceux qui me liront d’ici et de partout, peuples du merveilleux, enfants de la lune, farfadets d’Irlande ou lutins des terres gaéliques, elfes du froid septentrion ou brownies des montagnes d’Écosse, souffrez que je me présente : mon nom depuis toujours et pour longtemps encore est Filibert Bohruzig.

       Et en toute humilité, je crois pouvoir affirmer être le plus grand baguenaudeur que Bretagne est porté ! Qu’y puis-je, ma foi, si, au bout d’une journée, mes pieds au même endroit ne peuvent se poser ? De-ci, de-là, j’aime à musarder. J’ai vu tant et tant de mille merveilles à m’en remplir les yeux et perdre le sommeil ! Il  y a peu, il m’est venu cette idée singulière que tout le savoir que j’avais pu glaner au cours de mes nombreuses escapades se devait peut-être d’être consigné dans le secret de ces pages afin qu’au plus grand nombre il se voie révélé ! Le temps dira sans doute si c’était simple orgueil de ma part de croire en l’intérêt de faire découvrir à d’autres nos mœurs et nos coutumes, nos façons sans manières. Mais de mon peuple Korrigan je puis dire être fier !

       On nous dit farfelus et grands fauteurs de troubles. C’est peut-être vrai du point de vue de l’humain, mais mise à part une grosse poignée d’entre eux, ils sont laids à frémir et vilains à faire peur ! Et leur avis importe guère !

       Sur les sentes de traverse que j’ai pu emprunter, riches furent les rencontres et jamais oubliées. J’entends d’ici ma chahuteuse parentèle faire grand tapage et rouscailler à qui mieux mieux, je les connais bien, de se voir ainsi dévoilés dans le plus simple appareil. C’est à croire qu’on se voit meilleur qu’on ne l’est ! Qu’ils ne se trompent point, je les trouve magnifiques dans leur diversité !

    Mais je parle, je parle jusqu’à en radoter alors qu’il est grand temps pour moi de vous les présenter !

    Votre dévoué serviteur,

     


     


     

     

     

     


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  • Petite mise au point sur les bêtises que peut dire l’humain sur notre compte

    «  ... Sous ces cieux aux nuées de cendre, il est de ces jours pareils aux nuits »

    Poème, anonyme, Troisième lune de l’âge de jeun l’ancien.

       Qui a prétendu que n’aimions que la nuit ? Est-ce notre faute si l’humain n’a pas d’yeux pour nous voir ?

       Nous nous appelons tous korrigans, parce que cela nous convient fort bien ! Mais ce terme revêt d’infinies apparence : des ailes pour certains, des cornes et des queues pour d’autres, des pattes de chien, de bouc ou de canard en guise de pieds, des peaux soyeuses et douces d’autres rugueuses voir écailleuses, qu’importe .... Nos différences nous rapprochent et nous unissent bien plus qu’elles nous divisent, elles enrichissent et embellissent notre quotidien. Je n’ose imaginer un monde où tout serait à l’avenant : les peaux de la même teinte, les toisons de la même couleur, tous pareils, de même corpulence et de même taille, identiques en tous points, d’une troublante et saisissante ressemblance, comme coulés d’un moule unique. Malepeste ! Quelle terne et terrifiante perspective !

       L’humain nous dépeint comme des diablotins noirauds et maléfiques, parce qu’il n’envisage que la surface des choses. Nous sommes et demeurons des enfants de la magie, certes ! Mais sommes-nous  fautifs après tout, s’il s’est rendu aveugle à vie, et ne la perçoit plus telle qu’elle est, simple et merveilleuse ! Qu’importe alors ce que nous pourrons faire ou dire, l’humain s’est enfermé dans un royaume où règne la peur en maîtresse avide et cruelle !

       Je crains fort que son jugement soit à jamais obscurci ... Seuls ses enfants parviennent encore jusqu’à nous, car ils possèdent toujours cette petite clef d’innocence, cette naïve joie de vivre et ce farouche besoin d’absolu. Malheureusement, le temps s’écoule trop vite pour l’humain et la porte de ses rêves vers les terres tranquilles ne reste entrebâillée qu’un infime moment, et se ferme si vite ... si vite.

       La malle de voyage, se doit de contenir  tout le petit nécessaire, Quelque peu encombrant, pas vraiment indispensable, Mais quand même bien utile ...

    © Le Vaillant Martial 


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  • a pierre levée doit être considérée comme un porche ou un hall d’entrée car l’habitat proprement dit est généralement étable en dessous, creusé dans la roche ou à même la terre, en caverne plus ou moins vaste. L’entrée du menhir peut être dans la roche. Il faut, pour l’ouvrir, une clef de roche et bien finaud qui peut découvrir le trou de serrure d’une porte d’une porte de menhir, car celui-ci est souvent à l’opposé de la porte elle-même ...

        L’intérieur d’un trou de Korrigan va du plus rustique au plus cosy, mais s’il y a des rideaux et des fleurs des champs ne-serait-ce qu’un bouquet d’orties, vous pouvez êtes sûr que dame Korrigan n’est pas très loin !

       Certains menhirs sont appelés caboches ou bouchons de porte, car il faut les soulever et les remettre en place une fois qu’on est entré dans le trou. Ce n’est pas très pratique lorsque l’on s’en vient d’une course, les bras chargés de Moult denrées !

    © Le Vaillant Martial


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       e que l’on nomme « Demeure Dolmen » est assez courant dans nos contrées, et, somme toute, assez aisé à réaliser. Sur quatre grosses roches, vous posez une énorme table de pierre pour le toit.

       Vous n’avez plus qu’à fermer les vides en installant porte et fenêtres. C’est une demeure tout ce qu’il a plus convenable pour un célibataire ou un jeune couple de tourtereaux fraichement mis en ménage !

       Quand la famille s’agrandit, rien de plus simple : vous avez juste à rajouter deux nouvelles roches couvertes à leur tour d’une vaste table de pierre et ainsi de suite suivant la situation ....

       Ce que les Humains appellent « allée couverte » n’est en fait que les vestiges d’un ancien nid de Korrigans à la nombreuse progéniture !

       uand on arrive à l’endroit que les humains appellent Carnac on est quelque peu surpris par ces étendues qu’on dirait semées de menhirs. Il est à noter que, et c‘est un fait qui est maintenant établi, quand il y a floraison de menhirs en un endroit, on peut être garanti sous la surface d’une cité de Korrigans plus ou moins vaste.

       Ce qui est étonnant, c’est que l’humain n’ait jamais réalisé que ce qu’il prenait pour des pierres levées étaient en fait les extrémités des tours-palais de la fabuleuse cité de kaër Magoth qui émergeaient à la surface !


     

    © Le Vaillant Martial
     


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