• Anna les et Les Korrigans


     

    Durant les mois noirs de la guerre, dans la région de l’Argoat, une journalière dont le père était prisonnier en Allemagne, s’en alla au plus profond de la forêt, où, pensait-elle, les chênes sont les plus majestueux, en quête des glands qui, une fois grillés, deviendraient un misérable succédané du précieux café, denrées quasi introuvable en ces temps de privations.

    Tout à son ouvrage, l’après-midi s’étira mollement vers le soir quand d’après ses dires, elle entendit de petits rires semblant provenir la belle ramure du vénérable feuillu.

    Une petite voix dominant les rires, se mit alors à chantonner :

    - Elle prend nos glands, sans demander bien poliment, elle veut nos glands, elle en aura... ! »

    Un déluge de glands se mit à pleuvoir sur la tête de la pauvre Anna, qui prise d’une folle panique et laissant son panier, releva ses jupes et s’enfuit sans demander son reste.

    Quand de retour à la maison, rouge de honte et essoufflée, elle osa raconter, toute penaude, sa mésaventure s’attendant à subir les moqueries de sa mère : celle-ci la regarda sans sourire et lui dit simplement :

    « Dorénavant, tu ramasseras les glands sous les chênes du talus qui entourent la pâture, tu n’iras plus là-bas... C’est un autre lieu qui ne nous appartient pas. »

    Elles n’en parlèrent plus jamais entre elles et si d’aventure, Anna pensa bien y retourner quelques fois, le souvenir de ces petites voix semblant surgir de nulle part, l’en empêcha et c’est sans doute très bien ainsi.

    © Le Vaillant Martial 

     


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  • Le faiseur de copeaux


     

    Si d’aventure vos pas vous mènent sous les « grands verts » de la forêt d’Huelgoat, vous tomberez forcément au détour d’un sentier sur la chaumière du sabotier, brave homme au regard bleu gris comme le schiste qui, pour peu que vous l’écoutiez, vous contera peut-être l’histoire du « Faiseur de Copeaux ».

    Celui-ci a, pourrait-on dire de l’or au bout de ses doigts : d’une branche il sculpte un cerf, d’une racine une salamandre rampante et ainsi toutes les nuits selon son humeur.

    Mais il est Korrigan et son défaut majeur, comme ses autres cousins, est son extravagance.

    Quand il s’attaque à un morceau de bois, il voit déjà la belle forme qui vit à l’intérieur et qui ne demande grâce bien entendu au savoir-faire de notre petit bougre, qu’à jaillir de la masse.

    Son principal défaut est qu’il voit toujours trop grand et que les nuits sont courtes même en travaillant comme dix.

    Sitôt, les premiers soupçons de gris dans l’encre noire de la nuit, notre bonhomme ramasse gouges, ciseaux et maillet et laisse en plan son ouvrage, pensant y revenir à la prochaine nuit.

    Un autre de ses défauts est son étourderie. Ainsi fait, la nuit suivante, il a totalement oublié l’œuvre de sa vie, part à la recherche d’une nouvelle branche et attaque derechef, et tape et aille et tranche !...

     Ainsi, vous qui vous promenez sous ces arbres majestueux, regardez donc un peu plus où vous mettez les pieds. En scrutant dans les branches ou au pied des grands arbres vous aurez peut-être la chance de découvrir l’une des œuvres taillées du « Faiseur de Copeaux ».


     

     

    © Le Vaillant Martial 


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  • Il était une fois une vieille fille qui était pauvre. Elle revenait de la grève avec des morceaux de bois ramassés le long du rivage et remontait sur la falaise quand elle rencontra une adolescente de quatorze ou quinze ans, une Ozèganne en vérité.

    - D’où venez-vous, marraine ? lui demanda celle-ci ?

    - Je viens de faire le tour de la côte à ramasser des bouts de bois pour me chauffer car j’ai froid. N’ayant ni maison ni cheminée, quand ce bois est bien sec, je m’en fais un feu ici ou là, fût-ce au bord de la côte. J’ai aussi une petite poêle où je mets à réchauffer ce que les gens me donnent.

    - Venez donc avec moi marraine, lui dit la jeune Ozèganne.
    -
    Mais ma pauvre fille où voulez-vous m’emmener ? Vous êtes peut-être seule et sans abri.
    -
    Ce serait bien si vous en aviez autant que moi au-dessus de la tête ! J’ai trois manoirs sous terre, proche l’un de l’autre. Si cela vous, venez-y de bon cœur, mais ne vous forcez pas si c’est à contrecœur.
    -
    Je vais vous suivre mon enfant, en vous donnant la main, répondit la vieille fille.
    -
    Étant plus jeune, je risque de marcher plus vite que vous.

    Elles mirent une bonne heure, sans doute, pour faire la toute.

    En arrivant dans un taillis l’Ozéganne dit à la vieille fille :

    - Attendez-moi cinq minutes, marraine, le temps que j’ouvre la porte ; Vous descendrez la première et je vous suivrai.

    Quand elle arriva en bas la vieille fille resta stupéfaite devant tant de belles choses. Dans la maison personne, qu’un vieil homme, vieux comme le monde, dans un lit.

    - Pépé, lui dit l’Ozéganne, j’ai rencontré une vieille fille et l’ai amenée ici car elle est malheureuse.
    -
    Vous avez bien fait ma fille, répondit le pépé. Elle restera vous tenir compagnie quand je ne serai plus de ce monde. J’ai quatre-vingt-douze ans, vous n’en avez que seize et cette vieille fille, simple curiosité en a ....
    -
    ... quarante- quatre.
    -
    Quand vous aurez mangé, dit le grand-père à sa petite fille, vous irez montrer les deux autres manoirs à cette femme. Les jours sont long, prenez donc votre temps.

    Elles bavardèrent tout au long du chemin.

    - Mon pépé, disait la jeune Ozéganne, est le plus riche de tous les Ozègans. Je n’avais que quatre ans et demi quand j’ai perdu mon père et ma mère.
    -
    Moi c’est à dix ans que je me suis retrouvée seule, encore n’avais-je que ma mère. Mon père je ne l’ai jamais connu.

    - Vous serez heureuse avec moi, lui dit la jeune fille, car mon père n’en a plus pour longtemps et nous irons d’un manoir à l’autre. Il faut toutefois que je vous dise une chose : je dois vous avertir, que la nuit, deux ou trois jeunes Ozégans viennent frapper à ma porte. Mais ils ne sont pas aussi riches que moi et je ne leur réponds jamais, je ne leur ouvre jamais. Aujourd’hui, dit-elle encore à la vieille fille, je ne sais pas ce qui m’a conduite au bord de la mer, mais quand je vous ai rencontré, vous m’avez touché le cœur et je me suis dit que j’allais vous emmener chez moi pour avoir une compagnie après la mort de mon pépé.

    À peu près trois mois plus tard, celui-ci était à l’agonie.

    - Jamais, ma fille, dit-il, ne vous laisser entraîner par les libertins car ils vous tromperont, vous feront manger votre blé en herbe et vous laisseront sur la paille.

    Elle lui promit de garder ses paroles inscrites dans son cœur, de ne jamais les oublier. Le pépé fut enterré et les sept joies furent à elles.

    Le jour de ses duit-huit ans, elle dit à la vieille fille :

    - Et si nous allions nous promener, je sais bien que nous avons les trois manoirs et que nous pouvons aller de l’un à l’autre, mais je n’ai jamais vu le monde et, sans trop nous attarder, nous pourrions aller faire un tour ensemble.

    Un jour, par-dessus les autres jours, elle s’adressa donc à la vieille fille :

    - Attelez deux chevaux à la carriole la plus belle du garage, et partons visiter les autres pays. Pour notre premier voyage, nous n’irons pas trop loin.

    - Nous irons où vous voudrez ma fille. Vous ferez à votre idée et à votre goût

    Elles voyagèrent sans s’arrêter toute une journée et toute une nuit, mais à quatre heures du matin, voilà que deux hommes vinrent saisir les chevaux par le mors pour les faire stopper. La jeune Ozéganne leur envoya un coup de fouet pour leur faire lâcher prise. Les chevaux repartirent si vite qu’on ne voyait plus leurs pattes toucher terre, c’était voler plutôt que galoper.

    Six heures sonnaient alors qu’elles approchaient d’une ville.

    Descendons ! dit la jeune Ozéganne. Nous trouverons ici, à boire, à manger et à dormir à volonté.

    Au cours du repas, la vieille demanda à l’Ozéganne si elle connaissait les deux hommes qui avaient tenté de les arrêter sur la route.

    - Je les connais bien, ce sont deux hommes qui ont voulu du mal à mon pépé aujourd’hui disparu. Mais je suis sûre de l’emporter toujours sur eux, ce sont deux Ozégans comme moi, l’un est un cousin germain, l’autre son ami. Jamais ils ne parviendront à mettre la main sur moi. Il nous faudra seulement cesser de voyager la nuit.
    -
    Très bien, dit la vieille fille. J’obéirai toujours à ce que vous direz et j’irai vous chercher ce que vous me commanderez, de quoi qu’il s’agisse, j’en suis capable.
    -
    Vous risquez de ne pas pouvoir toujours me rapporter ce à quoi je pense.
    -
    Je ne pourrai pas le savoir avant que vous me l’ayez dit.
    -
    Il existe un grand bois de pins où il faudrait que vous vous rendiez seule pendant que je vous attendrai dans la carriole. Vous y trouverez une aubépine en fleur, si vous pouviez couper trois des branches les plus fleuries sans que personne ne vous tombe dessus nous serions sûres alors, de pouvoir voyager nuit et jour.

    En son cœur la jeune Ozéganne se disait : « Elle ne va pas tarder à avoir peur ...Je sais qu’elle en train de couper la dernière branche et qu’il est grand temps ! Dans cinq minutes, elle sera saisie de peur. »

    La vieille fille coupa les trois branches d’aubépine, fleuries comme au mois de Mai, partit en courant, mais elle se trouvait encore un peu à l’intérieur du bois quand retentit un coup de sifflet. Elle courut jusqu’à la grand-route, là on ne pouvait plus rien faire.

    - Venez vite ! foi cria l’Ozéganne. Pour cette fois vous êtes sauvée.
    -
    Oui, sauvée répondit-elle.
    -
    Vous n’avez vu personne ?
    -
    Non, je ne n’ai entendu qu’un coup de sifflet.
    -
    Si vous vous étiez attardée dans le bois, un vingtaine d’hommes vous aurait rattrapée et saisie. Les yeux bandés, vous n’aurez même pas su où ils vous auraient conduite. Ici, sur la route, vous n’avez plus rien à craindre. Et maintenant retournons à nos manoirs, nous planterons une branche d’aubépine dans chacun des trois jardins et personne ne viendra plus nous faire peur. Nous pourrons aussi grâce à elles faire venir dans nos manoirs tout ce qui nous plaira.

    Chaque matin sans exception, la jeune Ozéganne se rendait au jardin pour vois si les trois branches d’aubépine prenaient. Un jour, un homme vint la surprendre alors qu’elle était seule. Crier lui aurait fait trop mal, elle ne le put. Lorsque la vieille fille décida d’aller voir où l’Ozéganne était restée, elle la trouva nez-à-nez avec un grand monsieur.

    - Jeune fille, lui disait-il, c’est vous que je suis venu voir.
    -
    Moi ? Je ne vous connais pas !
    -
    Que si ! Peut-être aussi bien que vos parents, votre père et votre mère qui m’ont promis, au-dessus de votre berceau, que vous seriez ma femme.
    -
    Sans aucun doute, monsieur, lui dut l’Ozéganne, mais il y a que vous êtes bien vieux pour une belle jeune fille comme moi.
    -
    J’avais alors dix-huit ans et vous un mois, lui répondit-il.
    -
    Si mes parents se sont engagés à faire de moi votre femme, j’accepte à condition d’être certaine de cet engagement.

    Il tira de sa poche un papier cacheté et le lui montra. Alors elle pleura car c’étaient bien son père et sa mère qui avaient signé de leur sang, lui promettant leur fille, si elle avait vécu. L’homme la prit dans ses bras et ils échangèrent quelques mots. L’Ozèganne dit à la vieille fille de retourner au manoir préparer à manger.

    - Mettez la table, nous n’en avons pas pour longtemps au jardin. Faites simple et au plus vite. Vous préparerez d’autres choses cet après-midi pour le dîner. Cet homme est mon galant et il ne partira d’ici avant que nous soyons mariés, pas même pour aller chez lui.

    - La vieille fille revint donc au manoir, tandis que la jeune Ozèganne et son galant parlaient en marchant.

    - Un jour, je voyagerais, lui raconta-t-il, et j’ai été conduit, parce qu’il n’y avait pas d’auberge, à entrer chez vous demander de l’eau. En fait d’eau, on m’a donné du vin. Vous dans votre berceau, vous aviez à peine un mois. Je vous ai trouvé si belle que je n’ai pu m’empêcher de le dire à votre père et à votre mère : « Ce sera ma maîtresse ! » C’est alors qu’ils m’ont signé le papier que je viens de vous montrer.

    - Si vous ne me l’aviez pas montré, jamais je ne vous aurais cru, jamais je ne vous aurais écouté.

    De retour au manoir, ils se mirent à table, commencèrent à manger et à boire. À un moment l’homme déclara :  

    - À présent, nous allons prendre la carriole et partir en promenade. Nous serons peut-être deux ou trois jours sans revenir à la maison. Nous prendrons du plaisir sans que personne ne nous dise rien.

    Trois nuits se passèrent ainsi.

    - C’est demain, dit l’homme, qu’il faudra nous marier
    -
    Comme vous voudrez, répondit l’Ozéganne.

    Ils se marièrent donc, sans autre fête qu’un repas. Ensuite, ils emmenèrent la vieille et partirent rendre visite à toute la famille du mari, en ville.

    - Nous ne reviendrons plus dans ces bois ni dans ces manoirs, nous habiterons en ville, dit-il à l’Ozéganne, mais vous vous y plairez plus encore que dans vos manoirs.

    - Mon pauvre homme, lui répondit-elle, les grandes villes regorgent de débauchés et de libertins, les gens s’y perdent vite, beaucoup plus vite qu’à la campagne, avec ces bals, ces danses et toutes ces bombances ! Je ne crois pas que je m’y plairai car je suis habituée à mes manoirs, pas du tout à la ville.

    - Demain soir, vous m’accompagnerez à un grand bal et danserez  avec moi.

    - Je ne sais pas danser.
    -
    Je vous tiendrai dans mes bras et vous ferai tourner comme une bergère.

    Il y avait une grande foule et l’Ozéganne que tout le monde regardait eut honte. Elle s’échappa de ses bras et à minuit, tous les deux moururent.

    Yves le Diberder, Contes des Korrigans 1913.

    © Le Vaillant Martial


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  •  


     

     

    Le jeune Guillaume est d’humeur chagrine, après des heures et des heures d’une quête infructueuse, son panier reste désespérément vide. La bonne omelette aux champignons sautée à souhait, n’est plus, hélas, parmi ses sombres pensées qu’un souvenir s’effilochant au gré de ses pas.

    Il en a trouvé quelques-uns mais les petites bruines des derniers jours les ont rendus spongieux et mangés de vers.

    Parti plein d’entrain de bon matin, il n’arrive portant pas à se décider à rebrousser chemin. D’un caractère plutôt tenace, il essaye d’imaginer l’aubaine des beaux pieds renflés, des chapeaux à la belle couleur brune qui comblerait ses espoirs et remplirait son panier.

    Continuant sa marche, tout à ses moires pensées, Guillaume tombe soudain en arrêt, n’en croyant pas ses yeux. Devant lui à ses pieds dans un nid de feuilles mortes, joliment blotti entre les grosses racines d’un vénérable vieux châtaigner, un véritable tas de chanterelles s’offre à lui.


     

    Il s’avance lentement, tendant l’oreille au moindre bruit de pas, mais seul le bruissement des feuilles répond au silence de la forêt. Joie et crainte mêlées, il s’agenouille et, sa décision est prise de faire main basse sur le « trésor », en regardant toutefois par-dessus son épaule avec la désagréable impression d’être épié ...


     

    « C’est étrange tout de même ! » se dit-il, il a beau scruter les sous-bois environnants toujours nulle âme qui vive.

    On n’a jamais l’esprit serein quand on vient de commettre une action que l’on soupçonne d’être indélicate. Le vent, à présent s’est levé et le doux bruissement s’est mué en mugissement furieux, conférant à la scène une aura d’étrangeté. Mal à l’aise, Guillaume lance des regards furtifs à la ronde. La sensation d’être observé ne le quitte pas.

    Enfin, sa sérénité revient, avec ce sentiment de bien-être que l’on éprouve dans les lieux que l’on aime.

    Qu’a-t-il à craindre après tout, il les aime ces bois, ces grands arbres et ce vent aux senteurs marines qui vient jouer dans les frondaisons.

    Il a à présent la conviction d’avoir fait ce qu’on attendait de lui, mais de ne pas avoir accompli toutefois sa part du marché.

    Alors plutôt que de partir comme un voleur emportant son larcin, il se tourne et regarde vers le cœur de la forêt, et, simplement, dans un murmure dit : « Merci ».

    Le vent furieux s’apaise alors en une étrange mélopée.

    © Le Vaillant Martial 

     


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  • Korrigans : Ceux des Bois


     

    Chassés de leur territoire par l’avancée des hommes, certaines tribus de la faune elfique se sont réfugiées au plus profond des forêts.

    Parmi ces tribus, la plus importante est celle des Korrikaned, appelée  ainsi parce que dit-on : »Ils chantent dans de petites cornes suspendues à leurs ceinture »

    Ceux des Bois


     

     

    Mal connus, ils sont de très petite taille et se fondent habillement dans leur environnement naturel. Ils entretiennent des liens étroits avec les animaux sauvages dont ils peuvent prendre l’apparence à tout moment et dont ils sont les maîtres et les protecteurs.

    Veillant jalousement sur leur domaine, ils épient dissimulés dans la végétation, les intrus qui pénètrent dans la forêt. Dotés de puissants pouvoirs, ils peuvent s’ils sont furieux, déclencher le vent, la foudre et la pluie.

    C’est par ce subterfuge qu’ils éloignent les indésirables chasseurs qui viennent traquer le gibier sur leur territoire.

    On dit que les Korrikaned  ne peuvent s’éloigner trop longtemps de leurs forêts sous peine de voir leur pouvoir disparaître.

     

    © Le Vaillant Martial 


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