• Guenièvre

    Guenièvre

    Guenièvre 

    Guenièvrelanc-fantôme ou blanche-fée, voilà ce que signifie Guenièvre en Gallois. Et ce prénom lui allait si bien... Bien plus que l’on ne pourrait croire....

    Fille de Léodagan de Carmélide, roi de l’une des nombreuses tribus de Bretagne, elle fut élevée pour devenir reine du pays de Logres 

    Mais elle était destinée à un bien plus grand avenir que de régner sur un petit clan Breton...

    Et ceux qui la côtoyaient auraient pu le deviner.

    Toute petite déjà, elle n’était pas ordinaire, ne serait-ce que par sa longue et belle chevelure d’or.

    Mais c’est surtout sa façon d’être, singulièrement raffinée, que l’étincelle étrange au fond de ses beaux yeux verts rendait légèrement énigmatique.

    C’était pourtant une petite fille simple et espiègle qui aimait courir dans les prés et jouer aux bords des rivières. D’ailleurs on entendait souvent son rire cristallin éclater au loin.

    Peut-être était-elle avec les fées dont la subtile présence apparaissait parfois au gré des reflets changeant de l’eau ?

    En grandissant, elle garda sa blondeur d’enfant et son joli teint de lait et rangea définitivement ses robes verdies et salies par l’herbe et la boue pour adopter de plus belles toilettes, plus en accord avec son rang.

     Devenue jeune fille, elle devint tout simplement sublime.

    Aussi c’était toujours un choc lorsqu’on la voyait pour la première fois, tant son incomparable beauté éclipsait toutes les autres.

     

    Guenièvre

    Le roi Arthur, pour unifier les clans bretons passa les premières années de règne à parcourir la Bretagne de long en large et c’est tout naturellement qu’il fit halte chez le père de Guenièvre, son ami Léodagan, fidèle dès la première heure.

    Lorsque les regards de la jeune femme et di roi se croisèrent, leur sort en fut jeté...

    Arthur vit au-delà de beauté, au-delà de sa grâce et de ses manières exquises, il vit la reine de Bretagne.

    Le roi était beau, jeune et charismatique....

    Et Guenièvre succomba aussitôt à son charme.

     

    Ainsi, ce fut avec grand bonheur que Léodagan accepta de donner la main de sa fille au jeune roi.

    En guise de dot, il offrit une mystérieuse table ronde qu’il avait reçue après la mort d’Uther Pendragon. L’on dit même que ce fut Merlin en personne qui la fit fabriquer.

     

    De là à penser que l’enchanteur avait tout manigancé pour que ladite table se retrouve dans le château de Camelot, il n’y avait qu’un pas....

    Quoi qu’il en soit le roi Arthur épousa la belle Guenièvre par un beau jour d’été et ce fut une cérémonie empreinte de beauté et d’émotion.

    Toute l’assemblée présente sut qu’il se scellait là, une page de légende.

     

    Ce jour-là, Guenièvre devint la souveraine, la plus prestigieuse et la plus admirée de son temps.

    Pourtant, elle devint plus que cela encore...

    Car lorsqu’elle devint reine, quelque chose en elle se réveilla. Comme une grandeur cachée.

    Guenièvre était déjà sublime et délicate, mais elle devint détentrice d’un pouvoir ancien, perdu au fil du temps.

    Ainsi la magie s’éveilla.

     

    La magie des déesses des temps immémoriaux...

    Celles pour lesquelles les hommes se sacrifient,

    Celles qui provoquent les désirs les plus fous

    Celles qui vous élèvent spirituellement.

     

    Et la paix ‘installa sur le royaume...


     

    Mais un beau jour, un jeune chevalier du nom de Lancelot du Lac frappa à la porte de Camelot et tout bascula. Guenièvre aimait le roi Arthur d’un amour sincère et profond.

    Mais son cœur était si vaste.

    Lancelot quant à lui, fut littéralement transpercé par l’amour...

     

    Conscient de leurs rôles respectifs, Guenièvre et Lancelot restèrent à l’attraction fulgurante qui les étreignait. Mais la passion qui les avait saisis ne laissa place à aucune nuance, à aucun compromis et ils devinrent inévitablement amants.

    Ils surent  garder le secret un temps.

    La reine était si belle, qu’elle fit chavirer bien des cœurs. Et pas seulement ceux des preux et courageux chevaliers.

    Un certain Mélégant, fils du roi de Baudemagu, la désira tellement plus que tout qu’il finit par l’enlever.

    Lancelot, fou d’inquiétude, se lança à sa poursuite bien sûr. Il dut affronter de nombreux dangers et subit trois étonnantes – mais non moins périlleuses – épreuves afin de la délivrer.

    Leur amour en sortit grandi.

    Guenièvre réalisa alors à quel point Lancelot était prêt à  se sacrifier pour elle.

    Il est vrai qu’il la vénérait, comme une icône.

    Peut–être était-il le seul à voir en elle la véritable déesse qu’elle était ?

    Il lui vouait un véritable culte peut-être parce qu’elle représentait à ses yeux la femme parfaite, l’objet d’une quête charnelle mais aussi spirituelle qui demandait sacrifice et dévouement absolu ?

    Leur amour devint si puissant et impérieux qu’ils en devinrent imprudents.

    Et le roi Arthur après bien des avertissements qu’il refusait de croire, finit par se rendre à l’évidence.

    Sa reine et son ami le trahissaient.

     

    La tradition l’obligea à bannir Lancelot et à condamner Guenièvre au bûcher.

    Mais après moult combats et péripéties, Guenièvre fut délivrée.

     

    Cependant, Lancelot fut définitivement chassé de Camelot et du royaume alors que Guenièvre reprit sa place auprès d’Arthur.

    Quelque chose se brisa alors.

    Le fragile lien qui unissait la couple royal était rompu.

     

     Guenièvre

     

     

    Toute sa vie, Guenièvre fut très aimée et admirée, mais elle fut aussi convoitée comme on désire s’accaparer un beau joyau ...

    Certains même la jalousèrent au point de l’accuser injustement de complot et ceux-là, ils se réjouirent de sa disgrâce.

     

    Mais seul Lancelot vit sa véritable nature.

    Car oui Guenièvre était une déesse....

    Une déesse détentrice du féminin sacré.

    Celui des prêtresses celtes, filles de Dana, la mère de tous les dieux, dont elle était l’héritière.

    Le féminin sacré, énergie créatrice, détentrice du pouvoir d’abondance, de procréation... De la vie.

     

    Tant qu’elle fut après d’Arthur, le royaume fut prospère et la paix régna sur la Bretagne unifiée.

     

    Mais, la chute de Guenièvre scella la mort du royaume.

    Car la force solaire de Guenièvre, blessée, se voilà, se cacha et devint lunaire.

     

    Arthur partit guerroyer et laissa le royaume à Modred, le fils de sa sœur Morgane mais qui était aussi son fils.

     

    Pour s’emparer du royaume de son père, Modred voulut posséder Guenièvre et reformer un couple royal et sacré avec elle.

    Mais Arthur eut vent de ma traîtrise et rentra à Camelot. Cependant la guerre entre Modred et son père fut déclarée et l’affrontement inévitable.

     

    Modred et Arthur se battirent, s’entretuèrent et Excalibur fut rendue à la Dame du Lac.

     

    Et Guenièvre se retira dans un couvent.

    On ne la vit plus jamais...

    Mais elle ne disparut pas pour autant de nos cœurs.

     

    Elle restera pour toujours, la reine par excellence, la divine souveraine détentrice d’un pouvoir sacré oublié d’un trop grand nombre.

     

    Guenièvre 

     

     

    © Le Vaillant Martial 


     

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