• Conseil d'un Père à son Fils

    Conseils d’un père à son fils

     

    J

    adis vivait un paysan qui était veuf. Il avait un fils âgé de vingt ans, prénommé Yann, qui suivait des études, et ne rentrait à la ferme que deux fois par moi.

    Toujours levé à l’aube, cet homme courageux cultivait des terres louées au châtelain du pays et à des fermiers trop vieux pour les exploiter.

       À force de travail, il était parvenu à améliorer sa situation et vivait dans l’aisance sans être vraiment riche.


     

       Un soir, au retour d’une foire aux bestiaux où il avait vendu des veaux, il dut se coucher sans manger, car il était souffrant. Le lendemain, il resta alité.

       Les remèdes prescrits par le médecin ne furent d’aucune efficacité et son mal empira. Sentant la mort approcher, il appela sa vieille servante.

    - Marie, envoie quelqu’un chercher  mon fils, je crois que je te quitterais plus mon lit que pour la tombe.

    Le frère de marie partit avec une carriole et ramena Yann

    - Ah ! Mon fils, je craignais de rejoindre l’autre monde sans t’avoir dicté mes dernières volontés.
    -
    Je t’écoute père, murmura Yann en l’embrassant.
    -
    Je tiens à avoir un enterrement sans pompe et je voudrais que tu n’oublies jamais de célébrer mes obits. Veille aussi à distribuer l’aumône aux pauvres, comme le veut la coutume. Après mon départ, tu hériteras de la ferme. Grâce à ton travail, tu pourras vivre honnêtement et être respecté de tous, comme je le fus moi-même. C’est mon plus grand souhait.
    -
    Je suivrai ton exemple.

    Puis le père donna sept conseils à son fils.

       Grave-les dans ta mémoire, ils te seront profitables tout au long de ta vie, conclut-il avant de s’éteindre.

       Le châtelain et tous les fermiers des environs assistèrent aux obsèques. Yann abandonna ses études pour exploiter la ferme familiale. Quelques mois plus tard, il décida de vendre le seul cheval qu’il possédait. « J’achèterai à la place une jument qui sera d’un meilleur rapport se dit-il. Elle me donnera chaque année un pourrai que je pourrai vendre au bout d’un an ou deux. »

       Il prit grand soin de l’animal, le pensa chaque jour et lui donna le meilleur fourrage et la meilleure avoine. Le cheval avait une allure fringante dans sa robe de jais, quand il partit pour le vendre. Sur le chemin menant au champ de foire, un homme arrêta Yann et regarda l’animal.

     

     
       

    - Combien en voulez-vous ? demanda-t-il.
    -
    Cent cinquante écus.
    -
    Ce n’est guère raisonnable, votre cheval n’en vaut pas plus de cent.
    -
    J’en veux cent cinquante et je ne rabattrai pas d’un liard.

       L’acheteur examina la dentition de l’animal, le fit trotter, réfléchit, et dit :

    - Je vous offre cent vingt-cinq écus. Topez-là !

    Il lui tendit la main droite pour conclure l’affaire. Mais le marchand répéta :

    - C’est cent cinquante écus, pas un liard de moins.
    -
    À ce prix, vous ne trouverez aucun acheteur, réplique l’autre.

       Et il s’éloigna de quelques pas avant de se raviser et de proposer cent trente-cinq, puis cent quarante écus.

       Cent cinquante, c’est le juste prix !

       Excédé, l’acheteur s’en fut. « La journée ne fait que commencer pensa Yann, je trouverai bien quelqu’un avant la nuit qui acceptera de payer ce que je demande. » Confiant, il ganga le champ de foire où il prit place. De nombreux acheteurs s’intéressèrent à son cheval. Mais tous refusèrent de débourser la somme demandée, et pas un seul n’alla jusqu’à cent quarante écus. La nuit tomba et Yann rentra à la ferme avec l’animal convaincu qu’il trouverait preneur une autre fois.

       Au fil des mois, il se rendit avec lui à différentes foires et sur des marchés de plus en plus éloignés. Mais les sommes qu’on lui proposait ne faisaient que baisser. Pour finir le cheval eut une patte cassée, à la suite d’une violente ruade donnée par une jument en chaleur qu’il avait approchée de tout près ; Et il fallut l’abattre.

       Yann vendit la viande à un prix dérisoire. Il se remémora alors le premier conseil de son père. « J’aurais dû céder tout de suite  mon cheval à celui qui m’en offrait une somme raisonnable » se dit-il avec du regret.

    Le lendemain, il rendit visite à  son oncle. Seule sa tante était présente quand il arriva.

    - Comment allez-vous  ma tante ?
    -
    Je me porte bien, Dieu merci.
    -
    Et mon oncle et les enfants ?
    -
    Ils vont bien, ils sont dans le grand pré, occuper à retourner le foin avant qu’il ne se remettre à pleuvoir.
    -
    Yann but le verre de cidre frais qu’elle lui avait servi et gagna le pré.
    -
    Ah, mon neveu, je suis heureux de te voir. Tu ne nous rends pas visite assez souvent, s’exclama l’oncle en l’apercevant.
    -
    Je n’ai guère le temps, la ferme m’occupe fort. Je dois veiller à tout, depuis que mon père n’est plus là.
    -
    Si tu rencontres la moindre difficulté n’hésite pas à m’en parler. On doit s’aider quand on est de la même famille.
    -
    Je venais justement vous demander si vous pourriez m’accompagner à la prochaine foire de Lannion pour acheter une jument poulinière.

     

     

    - Avec plaisir mon neveu, et j’espère que après l’avoir trouvée il nous restera un peu de temps pour faire la fête.
    -
    Nous verrons bien.
    -
    Comment tu as déjà un cheval pour les saillies
    -
    Hélas, je ne l’ai plus. J’ai dû le faire abattre dernièrement à cause d’une patte cassée.
    -
    C’est bien malheureux.
    -
    D’autant plus qu’on m’en avait offert cent quarante écus.
    -
    Cent quarante écus ! C’est une belle somme mon neveu. Mais si tu as perdu ton cheval, c’est que telle était la volonté de Dieu, et il n’y a qu’à s’incliner. Après tout, il vaut peut-être mieux que le malheur t’ai frappé, toi qui es dans l’aisance plutôt qu’un petit paysan qui du coup aurait été ruiné.
    -
    Vous avez raison, mon oncle, mais c’est tout de même une grosse perte.
    -
    Tu finiras par récupérer ce que tu as perdu grâce aux poulains que te donneras ta jument au fil des années.

     

     Yann fut invité à déjeuner. Il mangea des œufs et lard frit avec de grosses tranches de pain blanc, et but du vin. Avant de se séparer, l’oncle et le neveu avalèrent un dernier verre d’eau-de-vie et se donnèrent rendez-vous la semaine suivante.

    Ils se retrouvèrent de bonne heure sur le champ de foire et arpentèrent aussitôt les allées à la recherche d’une bonne affaire. Ils allèrent d’un maquignon à l’autre, regardèrent les bêtes avec attention, palabrèrent et comparèrent les prix. Au bout de quelques heures, leur choix se porta sur une jument Isabelle. Ils ne l’achetèrent qu’après que le marchand eut consenti à leur accordé un rabais.

    - Tu viens d’acquérir la plus belle jument de la foire, mon neveu. Allons arroser cela ! L’oncle entraina Yann dans une taverne où ils burent plusieurs bouteilles de vin et de nombreux verres d’eau-de-vie.

       Quand ils n’eurent plus rien en poche, ils furent contraints de rentrer. Peu habitué aux excès de boisson, Yann titubait. L’oncle dut attacher la longe de l’isabelle au poignet de son neveu, afin d’éviter qu’il ne la perdît !

       Dix jours après. Yann retourna chez son oncle. Il venait avec sa jument pour une saillie.  Un étalon fougueux honora l’isabelle. Il était treize heures quand les deux hommes entrèrent dans la grande salle commune de la ferme. Les six enfants avaient quittés la table après un déjeuner frugal.

    - Je n’ai plus ni viande, ni œufs, ni lard à t’offrir mon neveu, s’excusa la tante.
    -
    Fais-nous de la soupe au lait dit le mari.
    -
    Impossible le lait a tourné. J’ai honte que notre neveu nous trouve ainsi dépourvu de tout.
    -
    Ne vous inquiétez pas pour moi, ma tante, je mangerai de la bouillie d’avoine que j’aperçois sur le feu.

       Ils s’assirent et elle les servit. L’oncle prit un pain de seigle, sortit son canif, traça une croix sur la croûte et coupa une tranche pour chacun.

    - Il n’y a plus de pain blanc, dit-il l’air gêné, tu es vraiment arrivé un mauvais jour.
    -
    Ce n’est pas grave, j’aime aussi le pain noir.
    -
    Même quand il est moisi ?
    -
    Ne vous en faites pas, ce ne sera pas la première fois que j’en mangerai.

       Humilié de ne rien avoir de bon à offrir à son neveu, l’oncle garda la tête baissée sur son assiette et ne prononça plus un mot durant tout le repas. Sur le chemin du retour, Yann regretta d’être allé chez lui, « J’aurai mieux fait d’écouter le second conseil de mon père », se dit-il.

       Un an plus tard, las de solitude, et convaincu qu’une femme était indispensable à la bonne tenue d’e sa maison, il décida de se marier. »Je vais faire de mon mieux pour épouser une qui soit du pays comme me l’a conseillé mon père. »

       Dans une ferme voisine, vivait Gwenn, une jeune fille honnête, courageuse et jolie. Yann obtint sa main et maria rapidement. De nombreux invités furent conviés à la noce. Onze mois plus tard naissait un garçon. Le même jour, une fille de mœurs légères, nommée Morgan, eut aussi un fils. Les garçons furent bientôt baptisés et le hasard voulut qu’on les prénommait tous les deux Alan, ils fréquentèrent la même école et devinrent amis.

       Le fis de Morgan venait d’avoir dix ans quand sa mère fut assassinée par un amant jaloux. Gwenn insista tant pour le recueillir que Yann finit par accepter. Les deux Alan vécurent sous le même toit près d’une année. Ils s’entendaient comme deux frères, se chamaillaient parfois pour des futilités et se réconciliaient vite. Mais le bâtard avait de mauvais penchants. Il commettait des larcins dans les fermes voisines et entraînait le fils de Yann. Une nuit Gwenn les entendit sortir et réveilla son mari. Quand ils rentrèrent avec leur butin, les deux garçons ne purent nier qu’ils venaient de voler. Yann prit cause et leur donna une sévère correction. Le lendemain, il décida de se séparer du bâtard. Il le conduisit chez un de ses oncles qui avait déjà dix enfants. Et fit grise mine en voyant en arriver un de plus.

       Au printemps suivant le châtelain, qui était sans conteste l’homme le plus riche et plus puissant du pays, convoqua Yann.

    - J’ai appris que tu avais planté sans autorisation des pommiers dans le champ du Gué de l’épine. En conséquence, le contrat de location sera résilié dès la fin de l’année. Et d’ici là, tu devras avoir arraché les arbres.

       Yann tenta de négocier, mais le châtelain se montra inflexible. En sortant du château, il aperçut dans le parc un animal hybride aux longues cornes annelées, qui tenait à la fois que bouquetin et de la chèvre. Il n’en avait jamais vu de pareil et s’approcha pour l’admirer. Un valet chargé de l’entretien de la bête, peignait avec application ses longs poils. Yann l’interrogea. L’homme lui expliqua qu’il s’agissait d’un Chinvrebou, un animal d’une grande rareté et d’une valeur inestimable qui venait d’un pays lointain.

       Au cours de la semaine qui suivit. Yann ne cessa de penser au Chinvrebou. L’envie d’en posséder un l’obsédait tant qu’il décida de se l’approprier. Cela lui permettait de se venger du châtelain.

       Une nuit, il pénétra sans bruit dans l’étable où se trouvait l’animal. Il attacha une corde à ses cornes, le tira derrière lui et alla le cacher en contrebas de sa ferme qu’un épais rideau de peupliers protégeait des regards.

       Le châtelain promit une forte récompense à quiconque lui permettrai de retrouver  l’animal. Au fil des semaines, il en augmenta le montant qui atteignit bientôt le prix d’une petite maison. Dans le pays tout le monde s’était mis à la recherche du Chinvrebou, même Gwenn malgré l’interdiction de son mari. Quand il s’en rendit compte, Yann menaça de la battre si elle ne lui obéissait pas.

    - La disparition de cet animal ne nous concerne pas. Tu ne dois pas aider celui qui nous a enlevé le champ du Gué de l’épine.
    -
    Oublions ce champ et pensons plutôt à la récompense. Tu conviendras qu’elle est énorme.
    -
    C’est vrai, mais je ne consentirai jamais à aider le châtelain.
    -
    Tu es vraiment têtu.
    -
    Je n’aime pas cet homme et même s’il m’offrait un château, je ne lui dirais pas où se trouve le Chinvrebou.
    -
    Tu sais donc où il est.
    -
    Non !
    -
    Je suis sûre que si.

       Gwenn harcela tant son mari qu’il finit par avouer.

    - Je sais où est le Chinvrebou, mais je ne t’en dirai pas plus.
    -
    Fais-moi confiance, je suis ta femme.
    -
    N’insiste pas.
    -
    Je jure de ne rien raconter au châtelain.
    -
    Avant de mourir, mon père m’a recommandé de ne jamais confier ses secrets aux femmes, car elles sont trop bavardes. Si je t’indiquais l’endroit où est caché le Chinvrebou, tu ne manquerais pas de parler.

       Gwenn était furieuse. Le lendemain en se rendant au four pour récupérer son pain, elle rencontra une de ses amies d’enfance qui était servante au château. Elles échangèrent les derniers potins et Gwenn ne put se retenir de lui glisser à l’oreille :

    - Mon mari sait où se trouve le Chinvrebou.
    -
    Il t’a indiqué l’endroit ?
    -
    Non, mais je parviendrai bien à lui tirer les vers du nez. Surtout ne dis rien à personne.

       À son retour au château, la servante s’empressa de raconter ce qu’elle venait d’apprendre. Le châtelain envoya aussitôt un serviteur quérir Yann. Celui-ci refusa de le suivre, prétendant qu’il ignorait tout du Chinvrebou et qu’il ne fallait accorder aucun crédit aux bavardages de son épouse. Yann eut ensuite la visite de quatre nervis[1] qui l’emmenèrent de force au château.

    - Dis-moi vite où est mon Chinvrebou, lui ordonna le châtelain.
    -
    Je l’ignore, Monseigneur.
    -
    Ta femme prétend le contraire.
    -
     Vous n’êtes pas sans savoir que les femmes bavardent inconsidérément .
    -
    Dépêche-toi de parler, si tu ne veux pas te retrouver au fond de la basse-fosse du château.
    -
    Je vous jure que je ne sais rien ; Monseigneur.

       Yann fut jeté sans ménagement dans un cachot où il  passa plusieurs jours en disant : « Voilà où j’en suis pour ne pas avoir suivi à la lettre les conseils de mon père. J’aurais dû éviter d’être envieux et de m’abstenir de trop parler à ma femme. »

       Comme il n’obtenait pas ses aveux le châtelain porta plainte contre lui et prit soin de soudoyer le juge chargé de l’affaire. Ce dernier condamna Yann à la pendaison.

       Le jour de l’exécution, le bourreau était malade. On offrit cent écus à celui qui accepterait de le remplacer. Personne ne semblant intéressé, l’exécution allait être reportée. Mais au dernier moment, un jeune homme offrit ses services. C’était le bâtard.

    - Avez-vous quelque chose à dire ? demanda le juge au condamné. Il est encore temps de parler.
    -
    Oui répondit, Yann. Je vais subir un triste sort pour ne pas avoir tenu compte des sept conseils donnés par mon père sur son lit de mort. Je voudrais avant de mourir, les dicter à mon tour à mon fils que j’aperçois au pied de l’échafaud. Grave- les dans ta mémoire. Alan ils te seront profitable toute ta vie.

     Le premier concerne la vente de tes bêtes. Sache qu’il est inutile de courir toutes les foires pour en tirer un meilleur prix. Le mieux est de les céder sans attendre à celui qui en offre une somme raisonnable.

    Les deux suivants s’appliquent à la famille. Ne rends pas trop souvent visite à ton grand-oncle qui n’est pas bien riche et qui serait humilié de devoir te servir du pain noir. Et puis ne prends jamais femme en dehors du pays.

    Choisis la sur place, sans t’inquiéter si elle est riche ou pauvre, du moment qu’elle est honnête.

    Le quatrième concerne les enfants bâtards. N’en accepte jamais dans la maison, car généralement, ils sont sources d’ennuis.

    Le cinquième est relatif à l’exploitation des terres louées. Ne plante jamais d’arbres dans un champ qui ne t’appartient pas.

    Le sixième porte  sur la jalousie : ne sois jamais envieux des biens possédés par plus riche que toi. Enfin ne confie jamais un secret à ta une femme. Tu vois où cela m’a conduit de ne pas avoir écoutés les conseils dictés par mon père avant de mourir.

    - Je veillerai à toujours les suivre, promit Alan, les yeux  baignés de larmes.
    -
    Regardez ce jeune homme qui a accepté de remplacer le bourreau pour un peu d’argent, poursuivit

       Yann en s’adressant à la foule. Je le connais bien. C’est le fils naturel d’une pauvre diablesse qui vivait non loin de ma ferme. A la mort de sa mère, je l’ai recueilli chez moi durant un an. Voilà comment il me remercie aujourd’hui ! Pourquoi donc n’ai-je pas suivi le conseil de mon père ?

    - Avez-vous une information à donner au sujet du Chinvrebou appartenant au châtelain ? interrompit le juge.
    -
    Oui, il se trouve dans la petite grange située en contrebas de ma ferme.
    -
    Vous vous êtes enfin décidé à parler, mais vous ne m’échapperez pas pour autant à la sentence.

       Le bâtard saisit alors la corde pour prendre Yann. Mais Gwenn qui se trouvait près de son fils Alan cria :

    - Libérez-le puisque le Chinvrebou est retrouvé !

       Des injures jaillirent de la foule qui se mit à lancer des pierres sur le bâtard. Craignant d’être lynché en même temps que le jeune bourreau, le juge s’empressa de libérer le condamné qui fut porté en triomphe par la foule en délire. Après un long moment d’euphorie. Yann rentra chez lui avec les siens. Dès lors, il vécut en suivant scrupuleusement les sept recommandations de son père et Alan l’imita.

     © Le Vaillant Martial



    [1] Tueurs, hommes de main

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