• Brest et ses environs

    Brest et ses environs


    Phare de l’île Vierge

    Un secteur « phare »

       De nombreux phares se dressent dur les côtes du Finistère, plus particulièrement aux abords de la Manche, dont l’entrée est bornée pour par le plus haut phare de l’Europe : celui de l’île Vierge haut de 82.5 mètres. Avant de s’engager dans ce qui constitue le bras de mer le plus emprunté du monde, les navires doivent passer le périlleux rail d’Ouessant, une véritable autoroute des mers où différents couloirs de circulations ont été instaurés pour assurer la sécurité maritime. Ce rôle est garanti également par les phares de l’île. Parmi eux se trouve le phare de Nividic se distingue en étant le phare de France métropolitaine le plus occidental. Celui du Stiff, construit par Vauban en 1699, est le plus ancien phare de Bretagne en activité, tandis que celui du Créac’h est le plus puissant d’Europe.


     

    Mille millions d’explications pour le tonnerre de Brest

       Si Brest se singularise par un nombre élevé de jours pluvieux dans l’année – sans toutefois battre des records de pluviosité totale – le tonnerre ne gronde pas outre mesure à l’entrée de sa rade. Le juron rendu célèbre par Hergé et son personnage du capitaine Haddock ne tire donc pas son origine de la météorologie. Il faut plutôt la chercher du côté de l’arsenal de la ville. Quotidiennement à six heures et à 19 heures, un coup de canon retentissait à l’ouverture et à la fermeture de ses portes, mais l’usage voulait également qu’un tel coup, soit tiré pour prévenir que des prisonniers s’étaient échappés du bagne – Eugène François Vidocq ayant été le plus célèbre de ces évadés. « Tonnerre de Brest » pourrait aussi plus précisément désigner le nom du canon, ou alors dernière hypothèse, le nom d’une batterie de canons disposée sur l’île d’Ouessant pour signaler l’approche de navires Anglais ; Que la pluie cesse ...


     

     

    « Un petit bout d’Amérique »

       La tour de granit rose qui domine le port de Brest depuis le cours d’Ajot n’est pas un ancien phare, mais un monument commémorant  le passage de plusieurs centaine de milliers de soldats américains entre 1917 et 1919, par le port breton où le président Woodrow Wilson fut acclamé en décembre 1918.


    Carte postale rappelant la venue de Windrow Wilson en décembre 1918 

    Tour Dorée de Camaret, aujourd’hui classée au patrimoine de l’Unesco 

       Le baptême du feu de la tour VAUBAN. Remarquable par  sa couleur orangée, la tour Vauban de Camaret-sur-Mer est une construction unique parmi les nombreux ouvrages dessinés par l’architecte militaire de Louis XIV. Cette tour hexagonale, qui domine une batterie une batterie basse semi-circulaire, était chargée de protéger  le goulet de Brest qui marque l’entrée de la rade. Sa construction n’était pas encore achevée en 1694 quand ses canons repoussèrent la flotte anglo-hollandaise, constituée d’une centaine de vaisseaux décidés à s’attaquer à la ville de Brest. Grâce au génie de Vauban qui de surcroît commandait les opérations, la bataille de Camaret causa la mort de plusieurs centaines d’ennemis, sans faire la moindre victime du côté français.

     

     


     

       Faisant face à la ville de Brest, l’île Longue n’est plus une île, depuis que l’isthme qui la relie à la presqu’île de Crozon a fait l’objet de travaux pour la rendre accessible, même à marée haute. Cet accès est toutefois extrêmement surveillé depuis la fin des années 1960, puisque le site est une base militaire qui abrite les sous-marins nucléaires français.


     

     

       Son importance stratégique transparaît sur les cartes de l’IGN où aucune infrastructure n’est représentée, faisant de l’île longue une « presqu’île déserte ». Les photographies aériennes du site Géoportail  donnent un peu plus d’informations, mais sont beaucoup moins précises que celles d’autres sites moins précautionneux. Sur ces derniers vous ne verrez aucun piéton alors que près de 1800 personnes travaillent sur le site. Les déplacements à pied y sont en effet interdits.


     

       Deux véritables îles se trouvent dans le périmètre de protection de l’île Longue et sont donc interdite d’accès. L’île Trébéron est devenue au XVIIIe siècle un lieu de quarantaine pour les navires touchés par des épidémies. Elle accueillit des marins faibles, mais aussi des forçats et des tuberculeux, le site ayant été transformé en sanatorium au début du XXe siècle. L’île voisine servait de lieu de sépulture, c’est pourquoi on l’appelle l’île des Morts. Cette dernière abrita une poudrière qui présentait l’avantage d’être plus proche de l’arsenal de Brest que celle de Pont-de-Buis.

    © Le Vaillant Martial

     

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