• Ar Parizian hag an amzer

         Ur Parizian a oa deuet evit ar wech kentañ da vakansién e Breizh penn-kentañ miz gouere 2013. Fall-put e eo an amzer, glav forzh pegement, bemdez koulz lavaret, Setu enoët-marv en den a-benn tri devezh. Ne oa ket posubl dezhañ mont d’an aod. Divizout a rae, neuze, mont da bourmen gant e oto dre-an hentoù treuz. N’eo ket se a vank dre amañ[1]


             Setu en em gavet-eñ war-dro kerneblec’h ha stanket an hent bihan a-greiz-stout. Ur vandennad a oa dirazañ o vale sioulik hag ar potr yaounk o kas anezho. Hemañ a oa souezhet-marv o welet un oto eus Paris deuet da goll betek e garter.
    « Pell ‘zo ra glav er vro vrein-mañ, paour-kaezh patrig ? a c’houelnn an tourist en ur c’hoarzhin glas[2].
    - O ! N’on ket evit lavaret an dra-se-deoc’h war un doare resis, me, n’om nemet pemzek vloaz ! »

     

     

     Le Parisien et le temps

             Un Parisien découvrait la Bretagne début juillet 2013 à l’occasion des vacances, le temps était exécrable : il pleuvait tous les jours, pour ainsi dire. Au bout du troisième jour, notre homme s’ennuyait ferme, car pas question d’aller se promener en voiture par les chemins de traverse, ce n’est pas ce qui manque dans le coin..


             Le voici arrivé  à Kerneblec’h où la petite route était bouchée au milieu de tout. Devant lui un troupeau de vaches marchait d’un pas tranquille, guidé par un jeune homme tout étonné de voir une voiture immatriculée « 75 » s’aventurer jusqu’à son hameau.
    « Il y a longtemps qu’il pleut dans ce pays pourri, mon pauvre petit ? demande le touriste en riant jaune
    - Oh ! Ça, je ne peux puis vous le dire exactement, moi je n’ai que 15 ans ! »

     



    [1] « Ce n’est pas ce qui manque ». Comprenez : il y en a plusieurs, il y en a à foison. Calque du Breton : n’eo ket se a vank. Notez cette formulation à la forme négative qui comme la litote ou encore l’euphémisme est une constante en Breton. D’aucuns y voient toute l’humilité de la culture Bretonne transposé dans notre parler local. Tout comme cette habitude de répondre par l’adjectif opposé. C’est pas mal doit se comprendre : c’est très bien, voire excellent. En engageant une conversation à propos du temps, ne vous étonnez pas d’entendre comme réponse : « Y’a pas à se plaindre ! » (n’ez eus da glemm !), même si le soleil brille vaillamment dans un ciel bleu azur. Et, s’il fait beau depuis quelques jours à une période inhabituelle, un Breton authentique ne manquera pas de vous ajouter « on va payer ça un jour  » !

    [2] En ur c’hoarzin glas  se traduit littéralement par « en riant bleu ». En Français la couleur est différente jaune

     

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