• Al Lizherenn A

     

    Al Lizherenn A

             Poent merenn-vihan eo. Emañ Soazig Toullfier o vrodañ treñkilig-kaer er gêt. He bugale, Ernest, Herve, Ursule hag Auguste, zo er skol. Don’t a ra he amezegez, Chanig Beg-A-Raok ur pikez[i] hag ur fri-furch m’az eus unan, da welet anezhi :

    « Sioul eo an traoù amañ, da vihanañ atav[ii] ! Oc’h ober petra emaout aez, Soazig ?
    - E beñ, gwelet a rez mat, emaon o skrivañ lizheennoù ketañ va fevar baotrwar o dlihad peogwir emaint da vont da lojañ e skolaj Lesneven goude an hañv.

    - Feiz, sed aze ur pezhiad labour’ vat ! Ha n’eo ket re ziaes brodañ ‘mod-se, te, da-unan, kement a lizherennoù disheñvel ?

    - Tamm ‘bet, Soasig gaezh : evit Arnest, Arve hag Arsule, an tri c’hostañ, al lizherenn. A zob et aes-kenañ d’ober.Met neuze, evit Ogust ar bodoc’hig, ur sapre abadenn eo dont a-benn da dresañ propig al lizherenn O, ha n’eo ket marteze eo ! »

     

    La Lettre A

             C’est l’heure du goûter, Soazig Toullfier est en train de broder tout tranquillement chez elle. Ses enfants Ernest, Hervé, Ursule et Auguste sont à l’école. Sa voisine Chanig Beg-A-Raok, curieuse et pikez, s’il en est, lui rend visite :

    « Ici c’est calme, ou moins ! Que fais-tu là, Soazig ?

    - Hé, tu vois bien, je marque les vêtements aux initiales de chacun de mes quatre garçons, puisqu’ils seront pensionnaires au collège de Lesneven après l’été.

    - Voilà un gros boulot, ma foi ! Et ce n’est pas trop difficile de broder toute seule, tant de lettres différentes ?

    - Pas du tout, ma pauvre Soazig : pour les trois grands, Arnest, Arvé et Ursule, la lettre A a été très facile à réaliser. Mais alors, pour le petit dernier Auguste, ce n’est pas une mince affaire de réussir à dessiner convenablement la lettre O, et ce n’est pas peut-être que c’est

     

    © Le Vaillant Martial



    [i] Pikez, nom breton de la pie-griêche et, au figuré, « chipie », « coquine », « enquiquineuse » ou encore « commère » qui adore lancer des piques ou des coups de becs acérés comme celui de la pie. Bizarrement ce mot n’a pas d’équivalent masculin. Plusieurs mots bretons, couts en général, ont ainsi été conservés dans notre parler local et c’est heureux, car il faut parfois une phrase complète pour traduire avec exactitude toutes les nuances.

    [ii] Da vihanañ tav, traduit par « au moins », est une sorte de locution dite « d’évidence » que l’on place en fin de phrase et qui n’admet pas de réponse négative. Forme raccourcie : Yantao

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